Un mari avare, qu’en dit la religion ?

Un mari avare, qu’en dit la religion ?
lun. 23 janv. 2023, Looybi

Dans maints foyers la femme attend que toute la maisonnée ait mangé avant de prendre son repas quotidien. De telles manifestations de simplicité et d’humilité résident dans la nature féminine.

Ce temps n’est plus, ou les dépenses destinées à l’épouse étaient sanctionnées par les beaux-parents. D’autant moins que les normes diffèrent selon les générations. Toujours est-il que les beaux-parents ont tendance à désapprouver le train de vie que mènent leurs enfants parce qu’ils les jugent d’un point de vue trop subjectif. Ils tentent alors de s’ingérer afin d’avoir un meilleur contrôle, ce qui est toujours néfaste pour le ménage. La coutume voulait aussi que la belle-mère détienne tout pouvoir sur les revenus de la famille ? « L’injustice commise envers les épouses prend différents visages ; une forme d’injustice assez répandue est la pratique du contrôle de toutes dépenses par les beaux-parents de sorte que la bru doit dépendre de ceux-ci pour ses moindres besoins, auxquels ils ne répondent pas toujours favorablement ». En matière de dépenses, il est bien entendu qu’il ne faut pas qu’il y ait gaspillage, ni avarice. Comme critère, le jeune marié peut prendre le mode de vie qu’a connu son épouse lorsqu’elle était chez ses parents. Selon ses propres moyens, il essaiera alors de satisfaire ses besoins en termes de confort et de niveau à respecter. A partir de là, il tiendra compte des priorités d’un ménage, sans jeter l’argent par la fenêtre et en établissant un budget familial juste. Mais, par mesquinerie certains maris privent leur famille de l’essentiel et se moquent bien des besoins élémentaires d’une femme. Pourvoir à une famille le strict nécessaire n’est certainement pas suffisant pour inspirer la confiance et l’affection nécessaire à l’épanouissement familial. Par exemple, la bru a besoin d’être assistée dans le maintien de la maison, et pour cela une bonne doit l’aider. On ne doit pas considérer son épouse comme une servante, convaincu qu’on l’a épousé pour que nous trouvions en elle la servante qui nous manque. Elle est non seulement une épouse, mais aussi la fille de ses parents. Elle est venue chez son élu non seulement pour lui donner son affection mais également pour en recevoir. « Elle est un vêtement pour vous, et vous êtes un vêtement pour elle” » (Le Coran). Afin de se montrer digne d’un tel engagement, le mari doit dépenser sans hésiter si c’est pour le bien-être et la santé de sa femme, tout en se disant que sa femme consent volontiers à certains sacrifices afin de le rendre heureux. En dépit de ses limites propres, elle s’efforce à s’assurer le bonheur de son foyer. « La discrétion chez la femme est souvent dû à sa simplicité. Elle n’a pas l’astuce ou la ruse, caractéristique chez l’homme pour s’imposer. Elle est au contraire franche et éprise du sens de l’honneur. En dépit de sa discrétion toute naturelle, elle se dévoue pour son époux. Au point ou la femme est appelée, en général, à s’occuper d’un malade même lorsqu’elle est souffrante elle-même. Très souvent, le confort du mari passe avant le sien. Elle oublie parfois ses propres problèmes de santé ou autres tant elle est absorbée dans le souci du bien-être de l’autre ». Dans maints foyers la femme attend que toute la maisonnée ait mangé avant de prendre son repas quotidien. De telles manifestations de simplicité et d’humilité résident dans la nature féminine. D’autres exemples peuvent se rencontrer chez ces femmes qui attendent le retour tardif du mari pour aller se coucher non sans avoir, auparavant veillé à ses moindres besoins. De telles preuves de dévouement et d’affection ne peuvent assez se payer, encore moins avec un traitement injuste ou ingrat en retour. Il importe que le mari, à son tour, fasse preuve d’affection, en se montrant patient et indulgent envers les petites faiblesses, d’ailleurs bien féminines.