Qui est l’allumeuse, cette femme qui vous provoque ?

Qui est l’allumeuse, cette femme qui vous provoque ?
jeu. 22 sept. 2022, Modou Fall

Si vous êtes une femme, sans doute vous êtes-vous déjà fait traiter d’allumeuse. Il va de soi que c’était à prendre dans le sens de dragueuse.

Cela soulève alors un doute : Qu’est-ce, qu’une véritable allumeuse ? On pourrait être tenté de croire que c’est une fille qui vous met le sang en ébullition, et c’est quelque part un peu vrai, mais la véritable allumeuse n’est pas une affaire : Comme pour beaucoup de gens, il y a l’être et le paraître. La véritable allumeuse va toujours essayer de se faire passer pour le coup du siècle, la fille à mettre impérativement dans son lit, la marathonienne du sexe. Le premier mot qu’elle prononce est désir, le dernier est insatisfaction. Souvent bien constituée, elle ne vous épatera pas par son intelligence mais jamais ne vous laissera vous rendre compte de son peu d’intellect. Elle se cache derrière des tenues sexy et, à en juger par ses propos, ne doit pas manquer d’inventivité au lit. Elle est effectivement très inventive, mais dans ses excuses afin de ne rien faire avec vous : Du traditionnel « J’ai mal à la tête ! » au « j’ai mal au ventre ! », en passant par « La journée était vraiment très dure, alors laisse-moi dormir ! », ou le non moins original « J’ai les seins tout gonflés. Ils me font mal. Ne me touche pas ! ». Experte en Kama Sutra, vous apprendrez vite sa position préférée : le « j’écarte les cuisses et vas-y ! ». Son meilleur atout, la passivité. Elle ne vous donnera pas le tournis par sa combativité sexuelle et, si elle vous arrache un orgasme, ce sera plus par sa ténacité que par sa technique. C’est un bon coup pour celui qui aime les coups de temps en temps. Ce qu’il y a de fantastique avec les allumeuses, c’est qu’elles arrivent à devenir obsédantes. Même quand on sait qu’elles sont nulles, elles parviennent toujours à mettre le feu aux poudres, et l’on se ferait bien damner pour les mettre dans son lit. Elles ont un parfum qui laisse envisager un goût de reviens-y, un regard qui dit « prends-moi ! », une bouche qui dit « j’aime ! », un corps qui annonce enfer et damnation. Elles sont le grand frisson et la passion qu’elles peuvent générer vous met le sang en ébullition. Votre tête tourne tellement, l’envie de les prendre vous obsède. Mais quand vous les avez prises, vous vous dîtes : « Tout ça pour ça ! ». Cruel chemin que celui qui vous pousse à vivre une telle passion, comparable à une allumette qui s’embrase au premier frottement, qui brûle si ardemment et qui, la seconde suivante s’éteint déjà. Cruelle destinée qui en ces femmes met un tel pouvoir et de si faibles moyens ! Cruelle déception quand l’enfant ouvre son cadeau, et que sous ce papier magnifique, il ne trouve rien. Il est ici temps de demander pardon à toutes les femmes qui méritent d’être aimées, de ne savoir nous raisonner, de succomber à nos élans, à quelques pauvres atours, bien que dignes des prestidigitateurs les plus grands.