Des Sénégalais sauvèrent la France ! La France tua ces mêmes Sénégalais, comme des rats ! (Un traitre ne change jamais)

Des Sénégalais sauvèrent la France ! La France tua ces mêmes Sénégalais, comme des rats ! (Un traitre ne change jamais)
jeu. 29 sept. 2022, Papalaye

Le camp Thiaroye, une histoire qu’aucun Africain ne doit jamais oubliée. La France exécuta des Sénégalais un à un, comme des rats, après que ces Sénégalais ont donné leur âme pour sauver la France des Nazis.

A-t-on déjà oublié « Le Camp de Thiaroye », ce camp de transit dans lequel les tirailleurs ont été amenés, et massacrés, jusqu'au dernier, sous les balles des chars de la France, pour qui ces tirailleurs ont sacrifiés leur vie pour assurer la liberté de la France, cette France qui a été occupé par les Nazis et qui avait sollicité l'aide et l'appui des pays d'Afrique. Il s'agissait essentiellement de tirailleurs ayant séjourné en camp de concentration nazis. En y arrivant, certains avaient probablement déjà des appréhensions sur les intentions réelles de la France. Leurs frères d'armes "français de souche" (sous-entendre: "blancs") avec lesquels ils avaient partagé les joies, les peines et les souffrances de la guerre avaient déjà touché leur solde, et les diverses primes liées à leur statut. Bien qu'ils aient pris les mêmes risques, bravant le froid, les tirs des armes, les mitrailleuses des ennemies et que nombre d'entre eux y avaient laissé la vie, ou contracté des handicaps définitifs, les tirailleurs n'ont pas (encore) été payés, mais on leur a assuré qu'ils le seraient une fois en Afrique. Une fois en Afrique, ils sont entassés dans le camp de Thiaroye où dès le début le racisme et l'amnésie de certains gradés français doivent décevoir ces hommes qui sont allés défendre un autre pays que le leur, mais qui sont désormais traités comme des sous-hommes, par des personnages souffrant encore du complexe de supériorité colonial. On leur retire d'ailleurs les uniformes militaires qu'ils avaient, pour les remplacer par une tenue plus ordinaire et un chapeau rouge identiques à ceux tristement popularisés par la « pub y a bon banania. » Leurs craintes ne tarderont pas à se confirmer quand ils voudront changer leurs francs français en monnaie locale africaine. Oubliant leurs hauts faits guerriers, l'administration militaire refuse de procéder au change au taux légal, mais à la moitié de celui-ci, comme si l'équité aurait mis en péril les finances républicaines. Il ne s'agira pas de la seule humiliation subie puisque l'administration militaire se montrera évasive au sujet du paiement des indemnités des soldats, prétextant parfois (déjà!) des difficultés budgétaires. Rappelons le, leurs camarades « français de souche » avaient déjà été payés, eux. Ce sera plus que ce que ces hommes pouvaient supporter, et ils ont décidé de se mutiner, et ont pris en otage un général français, le 30 Novembre 1944 qu'ils libéreront quelques heures plus tard, après que ce dernier ait affirmé les avoir compris, que leur argent serait changé au taux officiel, et qu'ils recevraient leurs indemnités avant d'être démobilisés. Cela n’étonnera personne, mentir ils savent bien le faire ! Mal leur en prit car, quelques heures plus tard, le 1er Décembre 1944, sur ordre de ce même général et avec l'approbation de la hiérarchie, l'armée française, bien que sachant que les tirailleurs étaient désarmés, a donné l'assaut au camp en utilisant son artillerie lourde, dont des chars d'assaut. Le camp fut détruit, et un grand nombre de tirailleurs y laissèrent la vie, non pas du fait de canons nazis, mais de canons français, ces français dont ils avaient libéré le territoire. Il n'y a pas plus ingrat que ceux là ! Les survivants durent enterrer à la hâte les malheureux disparus, puis rentrer chez eux, sans toucher les primes promises. Comme si l'humiliation n'était pas totale, une bonne partie des survivants ont été condamnés à des peines de prison fermes pour « insubordination ». Certains y ont purgé jusqu'à 2 voire 3 ans, peu de temps après avoir passé quelques années dans les camps de concentration. On lira dans le livre de Charles Onana, une « justification » de la tuerie par des gradés français qui fustigeaient la prétention qui aurait conduit les colonisés Sénégalais à se prendre pour les égaux des autres, tout simplement parce qu'ils ont combattu ensemble, et qui estimaient la tuerie « nécessaire » pour le prestige de l'armée française. Cette tuerie fut un bien triste épilogue à un engagement sans faille, qui ne peut que conduire à se demander si la France a jamais eu de la considération pour ces hommes qu'elle est allée chercher dans leurs pays... Et aujourd’hui, on se pose exactement la même question face a une France que continue de maintenir sa grippe sur l’Afrique.