Journal Intime (6) : la revanche !

Journal Intime (6) : la revanche !
lun. 22 août 2022, Journal intime, par Fatima

Première nuit chez Tati. J’ai décidé de descendre un des deux matelas de Tati pour me coucher par terre. Je ne vais quand même pas squatter son petit lit.

-TATI : hors de question que tu dormes par terre. Si tu ne veux pas qu’on se partage le lit alors c’est moi qui descends. -MOI : « moh », Tati laisse tomber, je suis habituée à dormir par terre. Je t’assure à Thiès je passe souvent mes nuits au salon quand je m’endors en regardant la télé. Ça ne me dérange nullement. Je ne vais quand même pas te faire quitter ton lit. -TATI : « Thièy Yalla » Ah Mon Dieu ! Tout ça à cause de cette pourrie gâtée de poupée. -MOI: Ah ce n’est pas grave Tati, cela ne va pas durer éternellement. Je ne suis là que pour les études. Je ne souhaite même pas passer une année ici. Ne t’en fais pas. -TATI : Ce qui me désole c’est le comportement de Pa. Tu m’excuseras parce que c’est ton oncle, mais vraiment il est trop faible devant Amina. Cette fille risque de lui causer des problèmes un jour. La honte quand ta maman sera au courant de cette histoire. -MOI : Tati rassure-toi, je ferai face, cette fille ne sais pas à qui elle a à faire. Je ne me laisserai pas abattre. Je suivais mes cours normalement. Ibou et moi étions de plus en plus proches, mais toujours en tant qu’amis. Be « mom » ne cessait de me lancer des piques. « Walay danga xamoul limalay parel rek ! » je ne répondais à aucune de ses provocations. Au contraire, je faisais comme si elle n’existait pas. Mon plan contre elle était finalement au point. Vous vous souvenez, je vous avais dit que malgré le fait que j’ai refusé de couvrir ses escapades nocturnes, la Miss Be continuait de sortir en douce. Presque tous les samedis soir, « Athia bokk ». Ce samedi-là comme d’habitude elle devait sortir, je l’ai entendu parler au téléphone avec une de ses subordonnées Lol. Nous étions restées à regarder la télé jusque vers minuit Tati et moi. Tombant de sommeil, elle voulait qu’on aille dormir. Be elle se préparait dans sa chambre. Tonton « mom » déjà à vingt-deux heures il était dans les bras de Morphée. -MOI : vas-y Tati, je te rejoins après, je n’ai pas trop sommeil quoi. -TATI: d’accord, moi qui n’aie pas droit à la grâce matinée demain je pars dormir « mane ». J’ai fini par comprendre comment faisait Be pour entrer. Ella a fait un double des clés de la porte de la véranda. Celle que j’essayais d’ouvrir quand Tonton a failli me chopper. Pour ce qui est de la porte principale qui ne peut s’ouvrir que de l’intérieur, Eh bien figurez-vous que mademoiselle ne la ferme pas en partant. Elle met un bout de bois qui dès qu’elle le retire lui permet d’entrer et de sortir en catimini. Ce jour-là j’allais déjouer ses plans. Sachant que d’habitude elle revient vers quatre heures trente du matin, j’ai mis mon réveil à trois heures trente. Je ne voulais pas la rater quoi. Comme prévu, à quatre heures trente, j’entends un petit bruit, c’est elle qui ouvre la porte de la véranda. Je me suis mise devant la porte de notre chambre à Tati et moi et aie commencé à crier à tue-tête. « SATHIEYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !! SATIEYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ! » (AU VOLEURRRRRRRRRRRRRR AU VOLEURRRRRRRRRRRRRRRR !) « Wayow » comme une sirène « kay ». Je criais de toutes mes forces. Je me suis précipitée pour ouvrir la porte de la véranda. Mon oncle est sorti, Tati aussi. Au même moment Be prise de panique était arrêtée à la porte. Imaginez le tableau. Moi en pyjama, Tati encore dans son sommeil, Tonton surpris et MADEMOISELLE BLAIRE WALDORF en mode virée nocturne. Elle portait une toute petite robe. Avec sa perruque on dirait une Miley Cyrus! -TONTON devant Be : C’est quoi ça ??? Amina ???? -MOI à Be: Ah donc c’est toi qui ouvrais la porte ? Je pensais que c’était un voleur c’est pour cela que j’ai crié. Je revenais des toilettes quand j’ai entendu quelqu’un toucher le loquet de la porte. Mon oncle ne m’écoutait pas. Il regardait étrangement sa toute petite fille, la prétendue innocente. -BE en bégayant : Pa, je, je, je… deuxième gifle pour elle. Mon oncle comme un chien enragé se jeta sur elle. « Bammm Bammm Teuww Teuwww, Rathieee rathieee ». Non mais je rêve ou il la frappe ? Mais oui, c’est ça il la chicote. Be criait. « Aie, pardon Papa, pardonne-moi s’il te plait, c’est la dernière fois que ça arrive. Tati, Tati aide moi… !! Tati n’avait pas bougé le plus petit doigt. Elle et moi admirions le spectacle. On rigolait même. -TONTON pendant qu’il l’a « thiawait »: salle petite traînée. Donc c’est ça que tu fais quand je m’endors. Où est ce que tu étais, vas-y parles. Salle traînée… Be en avait vraiment reçu « nak » !! Tati attendit qu’elle ait suffisamment reçu de coups pour venir la tirer des bras de tonton complètement hors de lui. « Tati ne te mêle pas de ça ! Reste à l’écart. » Elle ne se fit pas prier et revient se mettre à côté de moi qui filmais la scène. Ah Oui, il fallait immortaliser ce moment quand même. Ne serait-ce que pour la postérité. Haha ! Quand Tonton fut fatigué il la laissa là, par terre et partit rejoindre sa chambre. Be en fit de même, oubliant de ramasser sa perruque « ndeysan » qui était à l’autre bout de la véranda. Je la pris. -MOI rejoignant Be dans sa chambre: « Ayow » cocotte Papa t’a frappé ??ooooooooooooohh, « khana » il oublie qu’ici on ne lève la main sur personne ? Oh, regarde ta robe comme elle s’est salie ? olala pauvre chérie ! Massa !! Je riais aux éclats. -BE : je sais que tu l’as fait exprès de crier alors que tu savais que c’était moi. Mais tu me le paieras, ça c’est moi qui te le dis. Cette dernière phrase m’avait mis hors de moi. Je partis fermer la porte à double tour et me dirige droit sur elle. Je la tiens par le coup comme si je l’étranglais. « di diay bandit nak !!!» -MOI : bon assez joué ma petite. Tes menaces, je me mouche avec. Tu viens de voir que je suis plus capable que toi ! Ceci n’est rien comparé à ce que je peux te faire. La prochaine fois que t’essaies de me menacer ou même de hausser le ton devant moi, je te mets en pièces et je te jette dans les fosses ! Clair ??? Après le spectacle que tu viens d’offrir à ton père je l’imagine mal prendre ta défense dans les prochains jours. Je ne compte pas durer ici. Mais tu feras en sorte que mon séjour soit des plus agréables, sinon je te… ta bien entendu. T’es une amatrice, moi une professionnelle. J’ai assez regardé de séries américaines pour savoir comment m’y prendre avec ton genre. Tu m’as traité l’autre jour de « comon town », t’as raison. Mais tu n’es pas sans savoir de quoi est capable une « comon town » ? Si tu veux me revoir à l’œuvre, essais encore de me causer des blems !! (Je l’ai ensuite relâché avant de lui donner une gifle bien amicale.) Bisou ma cousine adorée, passe une bonne nuit. Puis j’ai rejoint Tati. Elle me fixait du regard. Elle avait compris. -TATI : « Yaye bandit » !! T’es un bandit toi… mais merci, merci, merci, merci Fatima. Merci pour ce « show » digne d’un Bercy de Youssou Ndour. « Yow mom » tu mérites le grand prix du chef de l’Etat pour service rendu à la nation. -MOI : Haha, Tati ? -TATI : j’ai raison. Cette fille méritait d’être bastonnée « way ». Elle me pourrit la vie depuis qu’elle est née. Est-ce que tu sais que depuis que je suis ici c’est la première fois que je vois Pa lever la main sur elle. Ça a failli tarder. -MOI : « Wa dodo nak », « mane » j’ai sommeil. On en reparle demain. Apparemment Be a pris très au sérieux mes menaces. Elle me saluait quand on se croisait et avait arrêté ses manières. « Moy Am diam am ». J’ai raconté ce que j’ai fait aux filles, mais pas à Ibou. Elles jubilaient comme si elles y étaient. Je ne leur ai pas montré la vidéo « nak », je ne voulais pas. Après tout c’est ma cousine. Ça je le garde « rek » pour au cas où elle aurait la mémoire courte quoi, que je la lui rafraîchisse. "GUERRE DAY SAFF MONDIALE WAY !!!! "


Lisez toute la chronique