Journal intime (25), encore plus de confusion

Journal intime (25), encore plus de confusion
mar. 27 sept. 2022, Journal intime, par Fatima

J’espère sincèrement qu’elle me pardonnera un jour, qu’elle sera heureuse. C’est tout ce que je lui souhaite crois-moi.

Il n’y a rien de pire d’une déception amoureuse, surtout le premier. Voilà qui me conforte dans ma position d’avant. Les histoires d’amour, c’est une perte de temps. Plusieurs jours que c’est fini entre Ibou et moi. il a tenté de me joindre, à plusieurs reprises, j’ai refusé. A quoi bon ? Pour soulager sa conscience ? Non merci. Il a été assez clair ! il ne veut plus de moi. je ne suis pas du genre à courir derrière un mec. Je n’en n’ai pas parlé à la maison. Seules les filles sont au courant. Je mentirai en disant que j’ai tourné sa page, que je l’ai oublié. Non, je l’aime toujours, je sais que je ne l’oublierai pas tout de suite. Mais j’y arriverai. J’en suis convaincue. Un appel d’Isac. Il me veut quoi celui-là ? tchiip !! -MOI : allô -ISAC : salut ma chérie. -MOI : salut Isac -ISAC : tu vas bien ? Pff quelle question idiote ?? Après ce que son idiot de cousin vient de me faire, il ose me demander si je vais bien. Mais oui Isac ! Je vais trop bien même ! Idiot ! -MOI : hun hun ! ça va ! -ISAC : excuse de te poser cette question, je sais que ça ne doit pas être évident ce que tu vis actuellement. Voilà ! Je pensais que t’avais perdu ta tête entre temps ! -MOI : non t’inquiète ! -ISAC : écoute, je sais qu’il va me haïr en apprenant ce que je vais faire, mais il faut que je le fasse, je dois le faire. -MOI : de quoi tu parles ? -ISAC : Ibou va prendre son vol ce soir. Ne le laisse pas partir Fatima. -MOI : Isac tu te fous de moi ou quoi là ? Que je ne le laisse pas partir ? Après ce qu’il m’a fait ? -ISAC : les choses sont beaucoup plus compliquées que tu ne le crois Fatima. Tu dois te battre pour lui. il t’aime et tu le sais. Il pense bien faire en partant. -MOI : … Là j’avoue que je ne savais plus trop quoi faire. Je ne savais plus trop quoi penser. Purée je n’aime pas ça ! Peut-être que j’aurai du répondre à ses coups de fil. -ISAC : en tout cas je t’aurai prévenu. Vous êtes faits pour être ensemble. Va chercher ton homme Fatima. Après ces paroles il a raccroché sur le champ. Il faut que j’en parle aux filles. Direction Skype. -BINETTE : cocotte comment va ? -MOI : je ne sais pas les filles. Je ne sais plus où j’en suis. -PHILY : qu’est-ce qui se passe ? -MOI : Isac vient de m’appeler. Il veut que je l’empêche de partir. Il dit que c’est plus compliqué que je ne le pense et bla bla bla… -MARIE : moi je pense que tu devrais parler à Ibou. Fatima tu ne t’es même pas battue pour le retenir. -MOI : mais vous voulez que je fasse quoi ? C’est lui qui me largue et vous voulez que je lui courre après ? -BINETTE : d’accord avec toi Fatima ! Règle numéro UN, ne jamais courir derrière un homme. S’il ne veut plus de toi c’est son problème. -PHILY : Binette, ce n’est pas aussi facile toi aussi. Bon, Tima tu comptes faire quoi là ? -MOI : je ne sais pas les filles. Je ne sais pas. Je suis complètement perdue. Je l’aime certes, mais je ne veux pas me ridiculiser, je ne veux pas lui courir après. -MARIE : bon sang quand est-ce que vous allez arrêter avec ces trucs débiles. Au nom de quoi une femme ne devrait pas se battre pour celui qu’elle aime ? Nous sommes au 21ème siècle je vous signale. -PHILY : la décision te revient Fatima ! -BINETTE : tu fais quoi Fatima ??? -MOI : je ne sais pas les filles. Je ne sais vraiment pas. Peut-être que je devrai l’appeler. Ok essayons. Du côté de chez Ibou, il rangeait ses affaires devant Isac. -ISAC : t’es sérieux là ? tu vas y aller ? -IBOU : oh c’est bon là ! ma décision est prise et je ne changerai pas d’avis. Merci de te soucier de moi, mais ce qui est fait est fait. -ISAC : si tu l’aimais comme tu le dis tu te serais battu pour elle. -IBOU complètement hors de lui : c’est parce que je l’aime que je fais ça Isac bon sens comprends les choses. Je ne t’ai rien caché à toi. Tu es mon meilleur ami. Je suis l’ainée d’une famille qui compte sur moi. Depuis le décès de mon père c’est à moi que reviennent les charges familiales, je n’ai pas le droit d’exposer ma famille. J’assume seul. Tu penses que ça me plaît de me séparer d’elle tu crois que je me réjouis de savoir qu’elle sera avec un autre ? Tu crois que ça me réjouis de savoir qu’elle souffre à cause moi ? J’ai rencontré sa famille, j’avais des intentions sincères avec elle. J’AIME FATIMA bien plus que tu ne peux l’imaginer. Mais c’est exactement parce que je l’aime que je ne vais pas prendre le risque de lui attirer des ennuis. J’espère sincèrement qu’elle me pardonnera un jour, qu’elle sera heureuse. C’est tout ce que je lui souhaite crois-moi. -ISAC : je comprends. -IBOU : promets de prendre soin d’elle frangin. Et de Phily aussi. Elle t’aime cette fille, ne l’oublie jamais. Tu me donneras des nouvelles de Fatima. Sois un frère, un ami pour elle. -ISAC : je te le promets. -IBOU : merci bro ! C’est l’heure, il faut que j’y aille. T’es pas obligé de m’accompagner à l’aéroport. -ISAC : t’es idiot ou quoi ? On y va allez ! Au fond, Isac espérait que je vienne, que j’essaye de l’empêcher de partir. Son téléphone sonne. C’est Phily. -ISAC : bébé !! -PHILY : salut mon cœur ! -ISAC : tu vas bien ? -PHILY : « couci-couça ! » et Ibou ? -ISAC : il est juste à côté de moi. on… on s’apprête à aller à l’aéroport. -PHILY : ooooh ! il va vraiment prendre ce fichu vol ? j’ai l’impression de vivre un cauchemar. Le pauvre, j’imagine que ça ne doit pas être évident pour lui aussi. -ISAC : tu veux que je te le passe ? -PHILY : oui. -ISAC à Ibou : Phily veut te parler. -IBOU : salut chérie ! -PHILY : Ibou je suis tellement désolée pour ce qui se passe. -IBOU : je sais merci. Et… Et Fatima, comment elle va ? -PHILY : elle tient le coup. Même si tu lui as brisé le cœur. -IBOU :… je ne l’ai pas fait de gaieté de cœur Phily. Je te jure. -PHILY : sisi je sais. Je ne comprends pas ta décision mais je la respecte. Seulement je pense que tu aurais du tout lui dire. Tout. -IBOU : laisse tomber. Tout ce que je te demande c’est de prendre soin d’elle. Tu me le promets ? -PHILY : compte sur moi. Courage à toi aussi. Tu en auras besoin. -IBOU : merci. Allez bye.


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