Journal intime (20) : Vacances...

Journal intime (20) : Vacances...
lun. 19 sept. 2022, Journal intime, par Fatima

Ah les vacances ! J’aime cette période. Grace matinée ! Nuit blanche ! Pas de cours le lendemain… !

J’étais contente de retrouver ma famille à Thiès. Codou, Ndiaya et moi nous ne cessions de papoter ! On se couchait très tard. Phily passait souvent à la maison avec Sarah. Bref, c’était la belle vie ! Tout ce qui me manquait c’était Ibou. Oui, un mois que nous ne nous sommes pas vus ! Il a voulu me rendre visite à Thiès mais j’ai refusé. Connaissant Ndiaya, je sais qu’elle n’apprécierait pas ! Elle est très très très très jalouse je vous dis. En fait je crois qu’elle me prend toujours pour une petite fille. Et puis je l’ai un peu habitué à ça. Je n’avais jamais de petit ami avant Ibou. Je me consacrais exclusivement à mes études. Si je n’étais pas à l’école, j’étais à la maison ou avec des copines. Cela a d’ailleurs été la raison de ma première dispute avec Ibou. Ibou : je ne suis pas un vagabond je te signale. Pourquoi est-ce que ta mère n’apprécierait pas de me voir chez toi ? J’ai des ambitions sincères envers toi Fatima. Moi : qui t’as traité de vagabond ? Je te dis simplement que c’est trop tôt. Ma mère est hyper jalouse et j’appréhende sa réaction c’est tout. Ibou : c’est normal qu’elle soit jalouse en tant que mère de famille. Mais je saurai lui démontrer que je n’ai pas pour intention de te faire du mal. Je t’aime. Waouw ! Cette phrase me fait toujours un drôle d’effet. Moi : je sais mais s’il te plaît n’insiste pas. Ibou : comme tu veux. Passe une bonne nuit. ciao Avant que je n’aie eu le temps de placer un mot il avait raccroché, fâché. Le lendemain je suis allée chez Phily, on en a parlé. Au même moment y avait Binette qui appelait. Phily : ouais là folle !!! Binette : folle toi-même !! namenala ! Phily : malaraw boy ! Je suis avec Fatima comme ça ! Binette : bisous à elle. Tu as des nouvelles de Marie ? Phily : On s’envoyait des textos hier. Dis tu as la connexion là ? Binette : oui. Phily : ok vire sur Skype, je fais signe à Marie pour qu’elle se connecte aussi. On était là, toutes les quatre à piailler. Un vrai dialogue de sourd. On ne s’écoutait même pas. Mdr !! Avant que je ne lâche une phrase. Moi : je me suis disputée avec Ibou ! Marie : hein ? mou geuneu gaw ! BINETTE : qu’est ce qui s’est passé ? Je leur ai raconté ce que je venais de dire à Phily. Marie : ma puce je suis d’accord avec lui. Il n’y a rien de mal à ce qu’il veuille te rendre visite quand même. Binette : c’est le contraire qui m’aurait fait peur. Un homme qui ne tient pas à venir chez toi et qui te donne des rendez-vous toujours à l’extérieur, faut-en méfier. C’est ce que dit ma mère. Phily : mer les filles. C’est ce que je viens de lui dire. Moi : je sais vous avez raison, mais walay vous ne connaissez pas Ndiaya. Marie : Ndiaya dara, tu n’as qu’à la prévenir avant, histoire de voir sa réaction. Moi : hum ! Ok je vais y penser. Assez parler de moi. Et vous autres. Binette : heuu les filles je vais vous fausser compagnie, je dois sortir là. Phily : et tu vas où petite cachotière ? Binette : heuu, en ville avec… Marie : avec, avec, avec… t’as trouvé quelqu’un je parie. Binette : tchip ! Je n’ai trouvé personne. J’y vais juste avec Tidiane. Moi : woooooooooooooooouuuuuuu !! Le beau Tidiane !! hum hum hum !! Phily : dis-moi Binette, je pensais que vous vous haïssiez ? hein ? Marie : Phily toi aussi, t’oublie que de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas. Binette : hé ho arrêtez là ! C’est juste une sortie entre amis. Enfin si on peut dire ainsi. Marie : donc, si je comprends, ce n’est pas la première sortie ? Binette : heuu non ! Moi : Binette ! Et tu nous a caché ça ? Binette : voilà, c’est exactement ces réactions que je voulais fuir ! Vous tirez déjà des conclusions alors que… Phily : oh Binette pardon way !! ishh! On sait très bien que vous vous appréciez tous les deux ! Binette : c’est juste que nous sommes devenus plus proches. En fait après que vous soyez parties, Sokhou m’a invité à passer une journée chez elle. Je m’ennuyais alors j’ai accepté. On a appris à se connaître lui et moi. Parfois il m’invite à prendre un verre, à diner, balade… des trucs du genre quoi. Mais il ne m’a pas fait d’avance je vous jure. Moi : tiappplénnnko dinama nex ! Il prend son temps ! Prie pour qu’il ne fasse pas comme Ibou rek ! Binette : mdr ! Ibou kay kéne doum om !! Près d’un an pour déclarer sa flamme ! hahaa ! Et toi Marie ? Marie : j’ai deux nouvelles pour vous ! Tendez les oreilles ! Phily : nous sommes toutes ouïes ! Marie : lol ! Primo je suis de nouveau célibataire ! Moi : quoi ??? Qu’est ce qui s’est passé ? Marie : il me trompait le salaud. Avec une fille que je connais en plus. Je l’ai appris la semaine dernière. Mais ne soyez pas triste pour moi. Heureusement que je m’en suis débarrassée à temps ! Binette : oh, dommage ! pourtant il était mignon ! lol ! Et c’est quoi la deuxième nouvelle ? Marie : ah, c’est là que ça devient intéressant ! Phily : mdr ! Marie parle et arrête de nous faire languir way ! y a quoi ? Marie : vous vous souvenez de Noémie ? Moi : ta copine française là ? Marie : oui ! Elle est venue en vacances chez moi. Elle est là depuis deux semaines. Binette : pfff ! C’est ça ta deuxième nouvelle ! Qu’est-ce qu’on en a à faire de Noémie nous ? mdr !! Marie : méchante ! Non ce n’est pas ça. En fait elle n’est pas seule cette fois. Son meilleur ami, Gérard est venu avec elle. Phily : ahhh ! Là c’est intéressant en effet. Moi : mdr ! Vous n’êtes pas croyables je vous jure. Marie : le gars a toujours dit à Noémie que je lui plaisais. Mais bon, ça ne me disais rien puisque j’étais avec l’autre idiot là. Mais là… je dois dire qu’il n’est pas mal, et surtout GALANT !! Binette : si tu n’en veux pas balance le moi. Galanterie là je prends même s’il est laid. C’est cela qui manque à nos mecs. Moi : ah, waw nak, Tidiane mom est tout sauf galant, lui qui te traite de « vilaine » mdr ! Binette : et il continue toujours je te dis Tima ! Parfois j’ai des envies de meurtres en le voyant. Lol Marie : et moi qui toujours rêvé d’avoir des métisses !! hum ! Bon, il n’y encore rien. Je lui ai parlé de vous. Il dit qu’il a hâte de vous connaître. Phily : Marie ! Comment ça tu lui as parlé de nous ? Qu’est-ce que tu lui as dit sur nous ? Commérage là c’est vraiment ton passe-temps favori quoi. A un blanc en plus. Là on ne pouvait s’empêcher de rigoler. Binette : j’ai hâte que les vacances se terminent pour que le groupe se forme à nouveau. Phily : ouais mais laisse nous en profiter encore un peu des vacances toi aussi nak. Mdr ! Binette : Ah, Tidiane est là. Je file les folles. Phily : transmets-lui nos bisous. Binette : je n’y manquerai pas. Bisous !!! Deux jours après... Je faisais la cuisine quand Phily m’appelle. Phily : boy nakala ? Tu es chez toi ? Moi : hey la go ! Oui pourquoi tu passes ? Phily : oui, j’arrive là. À tout à l’heure. Moi : ok. Dix minutes plus tard on sonne à la porte. C’est Codou qui est allée ouvrir, j’étais dans la cuisine. Je l’entendais dire « Vendez-vous installer au salon je vous prie. Phily namenala pourquoi t’es pas venue avec Sarah ? » Si elle n’est pas venue avec sa fille, alors avec qui elle était puisque Codou a dit « vous » ? C’est en me posant cette question que je me suis débarrassée de mon tablier pour me diriger vers le salon. Mon cœur battait la chamade, pourquoi ? codou vint à ma rencontre : hé, c’est comme ça que tu vas te montrer au salon ? Avec ton pagne on dirait que ma grand-mère qui revient du puits. Moi : moh, j’ai besoin de me mettre sur mon 31 pour saluer Phily ! tchip !! Laisse-moi passer way. Walay j’aurai du suivre les conseils de la petite. Bon, j’étais pas mal vêtue nak. En fin, je pense. J’avais un pagne perlé sur les bords et un top de la même couleur. Mes cheveux attachés par derrière. J’entrais au salon en criant le nom de Phily et là ! bam !! Oh mon Dieu je suis cuite. Isac était là avec… IBOU ! Non mais il est sourd ou quoi ce mec ?? Il veut ma mort c’est sûr ! Mais j’étais heureuse de revoir son visage quand même. Il m’avait manqué. Phily : surprise !! Moi : waw !! Pour une surprise s’en est une. Les garçons se sont levés pour me saluer. Isac : salut ma chérie ! Comment tu vas ? Moi : bien et toi Isac ? Isac : ça va cool ! Ibou : madame ma femme ! Moi en faisant la moue : salut Ibou. Ibou : quoi ? Tu n’es pas contente de me revoir ? Moi : sisi. Tu vas bien ? Ibou : oui ça va ! Ça se voit que tu es à la commande aujourd’hui, en fixant le torchon que j’avais à la main. Oh merde, je ne m’en suis même pas débarrassée. Purée je ne suis pas normale moi. mdr ! Moi : ohh, c’est comme ça depuis que je suis là. Codou se dit en congé. Lol Ibou : c’est bien ! J’attends de voir ce que tu vas me servir. Attention tu seras notée. Hein ! Donc il compte manger ici ? Forcément Ndiaya le verra. Wouyaye !! Cette dernière était chez la voisine à papoter, comme font les vieilles qui n’ont pas d’occupations quoi. Mdr !! Quelques instants après elle est revenue. De la porte elle criait mon nom Ndiaya : yow Fatima tu en es où avec ton repas ? J’ai faim moi. Codou : on a presque fini. Voyant que Ndiaya se dirigeait vers le salon, elle a le réflexe d’amortir un peu le choc. Mdr !! C’est ce qu’elle m’a dit après en fait. Codou : on a des invités. Ils sont au salon. Ndiaya : ah oui ? C’est qui ? Codou : des amis de Fatima qui sont venus de Dakar. Ndiaya : ah d’accord, je vais aller les saluer. Je n’ai pas osé quitter la cuisine. Je ne voulais pas faire les présentations, mais en même temps j’avais peur de ce qu’allait dire IBOU. Mais bon, vu qu’elle connaît Phily, ça me rassure un peu. Ndiaya au salon : Assalamou alleikoum ! Phily, Isac et Ibou s’étaient levés. Phily : Waleikoum salam ! Maman ! Ndiaya : Hey, Phily comment va tu ? Et tes parents ? Phily : ils vont tous bien maman. Ndiaya à l’endroit d’Isac et Ibou : jeunes hommes ! Ibou : bonjour maman ! Ndiaya : bonjour. Vous allez bien j’espère. Et la famille, tout le monde va bien. (Et les blablas d’usage. On demande après des gens qu’on ne connaît même pas.) Après ça, elle s’est dirigé direct vers la cuisine. Dès que je l’ai vu au pas de la porte, j’ai cru que mon cœur allait sortir. Mon Dieu, j’attends son discours. Et là. Ndiaya : wa yow tu es malade ou quoi ? Tu ne pouvais pas me dire que tu allais avoir des invités. On aurait changé le menu. C’est quoi ces manières Fatima ? Ouff !!! Rien que ça !! Oh, ce n’est pas grave. Je cuisinais du riz au poisson. 99% des sénégalais aiment ça ! Moi qui pensais qu’elle allait me tirer les oreilles, elle parle de ça. Moi : moh, Phily m’a appelé il y a à peine dix minutes. Je pensais même qu’elle venait seule. Et puis ce que je prépare « dara nékoussi » Ndiaya : ah oui ! ok ! et c’est qui ces messieurs ? Voilà ! Fallait bien s’y attendre non ! Mais je n’avais pas préparé de réponse à cette question. C’est là que j’ai su à quel point j’avais une sœurette extraordinaire. Codou en faisant irruption dans la cuisine : des camarades d’école. Ay Ndiaya arrête d’être aussi curieuse ! ahhh !! Ndiaya : toi petite impolie attends que je t’attrape rek ! C’est ta mère que tu traites de curieuse ? Codou : la benjamine de la maison a tous les droits, n’oublie pas. Lol Ndiaya : c’est ça ! Bon, Fatima va prendre des bouteilles de boisson à la boutique et va tenir compagnie à tes invités. Codou et moi allons terminer le repas. Et tu te changes ! Cocou : je le lui ai dit deh ! moumay saff villageoise ni. Moi : mais qu’est-ce qu’il a mon accoutrement ? Je fais la cuisine là, pas un défilé de la fashion week. Et puis je ne suis pas sale ! moh. Ndiaya : ok, comme tu veux. Pas la peine d’essayer de te convaincre, mais sort de la cuisine maintenant et vas rejoindre tes invités. Je suis allée quand même prendre une douche et je me suis changée. Lol. De retour au salon, Phily et les garçons étaient en grande discussion. Bon, ils se disputaient la commande de la télévision en fait. Phily : way c’est deux-là aiment trop la facilité way. Match rek. Moi, je regarde ce film, point barre. Elle s’était assise sur la commande. Mdr ! Moi : fais gaffe à la commande rek ! Je te suis pour le film. Ibou me cherchait du regard. Je ne l’ai même pas regardé. Il a fait fi de tout ce que je lui ai dit à propos de Ndiaya. D’autre part j’étais touchée qu’il veuille coute que coute venir à Thiès. On est resté à papoter. Une heure après le repas a été servi. Ndiaya a mis deux plats. Phily, les garçons et moi devions manger au salon, Ndiaya, Codou et les daltons dans la véranda. Mais Isac a insisté pour que Codou vienne manger avec nous. Ibou : Codou, dis-moi, qui a préparé ce repas ? Toi où, la demoiselle là. (en me fixant du regard, tout sourire ) Codou : elle n’a rien fait. Celle-là, elle ne sait même pas cuire un œuf ! Walay il n’y a pas pire menteuse que celle-là. Moi : quand tu auras fini de mentir tu me fais signe. Isac s’adressant à moi : t’inquiète chérie, il veut juste te taquiner et faire des yeux doux à la petite. Et puis Codou, si tu sais si bien cuisiner, avoue que c’est grâce à ta grande sœur ! Alors c’est clair là. Moi : Isac je t’aime trop walay. Phliy : mane deh je me régale, continuez à blablater fofou. Ibou : j’ai bien mangé. Merci Fatima. Toi tu es prête pour rejoindre le domicile conjugal je crois. Phily : héhéé !! Allez mon poulain ! C’est moi qui l’ai coaché deh Ibou. Mdr ! Celle-là alors. Après le repas, Ndiaya est venue se poser au salon. Voilà, je reconnais ma mère ? Je savais que tôt ou tard ça allait venir. Elle n’est pas dupe, elle veut des réponses là. Ibou a entamé la discussion avec elle. Ils parlaient de tout et rien à la fois. Mais je voyais bien le regard que lui lançait ma mère. Je suis cuite là. C’est sûr. C’est vers 17 heures qu’ils prennent congé. Ndiaya faisait son Wird après la prière. Ibou et Isac sont allés à elle. Ibou : bon maman, nous prenons la route. Ce fut vraiment un plaisir de te rencontrer. Inchallah je repasserai bientôt pour qu’on discute plus amplement. Ndiaya : d’accord mon mon enfant. Mais vous auriez pu attendre le diner quand même. Isac : c’est vrai mais nous devons retourner à Dakar aujourd’hui même, c’est pour cela. J’ai vu Ibou glisser une enveloppe dans les mains de Ndiaya qui s’exclamait. « c’est quoi ça ? » Ibou : rien maman, juste de quoi acheter du cola. Non mais attends, il pense que ma mère est corruptible ou quoi là ? Il vient justement de me mettre dans le pétrin. Je les ai raccompagné jusqu’à la porte. Moi : bon, bah, bon retour. Ciao ciao. Ibou : hey, attends, comment ça ? Faut qu’on parle là. Moi : on ne s’est pas assez parlé depuis ce matin ? Ibou : arrête ça ! Tu sais bien que non. S’il te plaît. Allons faire un tour en ville. Juste une heure. Moi : d’accord, laisse-moi demander la permission. Je suis retournée chez Ndiaya. Moi : Ndiaya est ce que je peux raccompagner Phily ? Je veux en profiter pour voir Sarah. Hum, vu le regard qu’elle m’a lancé avant de me dire oui, elle a tout compris. Isac et Phily sont allés chez cette dernière. Ibou et moi en ville. Ibou : j’ai beaucoup aimé la journée que j’ai passée chez toi. Tu vois qu’il ne s’est rien passé. Moi : il ne s’est encore rien passé tu veux dire. Je sais ce qui m’attend à la maison. Tu n’aurais pas dû débarquer ainsi… Avant que je ne termine ma phrase. Ibou : c’est bon là arrête ! Tu me trompes ? Moi : quoi ? Non mais t’es malade pour penser ça ? Ibou : alors tu ne m’aimes pas. Parce qu’autrement, je ne peux m’expliquer ta réaction. Fatima, il y a quoi de plus normale que je veuille connaître ta famille ? Ta mère va te frapper parce que je t’aime ? Moi : ce n’est pas aussi simple je t’assure. Ibou : si, si, c’est toi qui complique les choses. Je te préviens, ce n’est que ma première visite. Comme je l’ai dit à ta maman, je compte bien revenir. Je veux lui dire ce que je ressens pour toi et lui demander ta main un jour. Héhéé !!! dinama nexxxx !!! Là ça en vaut le coup quand même. Ibou en baissant un peu la voix : alors arrête de faire cette tête s’il te plait. Je te signale que je viens de faire 70 kilomètres juste pour revoir ce visage qui m’a tant manqué. Juste pour te prendre dans mes bras. Tu m’as manqué bb ! Oulalaaaa !!! Hum ! Là j’ai baissé ma garde et monsieur m’a enlacé. Hum ! Il m’avait manqué c’est clair. Bon, les détails vous n’en avez pas besoin. Mdr !! Deux heures plus tard je suis rentrée, Ibou était retourné à Dakar avec Isac. Ndiaya était au salon. Un bref « salamalékoum » et je tente de rejoindre ma chambre. Ndiaya : pas si vite jeune demoiselle. Viens ici. Moi : lou xew ? (hum, comme si je ne savais pas lol !) Le moment que je redoutais tant était arrivé. Ndiaya : A toi de me le dire. C’est qui ces messieurs ? Moi : des camarades d’école, Codou te l’a dit non ? Ndiaya : d’accord, alors je vais être plus précise. C’est qui ce Ibou pour toi ? Moi : moh, Ndiaya… Ndiaya : ne me répète surtout pas « camarade d’école » ça je le sais. Tu sais bien de quoi je parle ma fille. Ce type m’a remis 50 milles francs ! Et il me dit qu’il reviendra pour qu’on discute. Là j’étais hyper mal à l’aise. Ndiaya me caressant le bras : ma fille, je sais que je n’ai pas pour habitude de tenir ce genre de discussion avec vous. Mais ne me ment pas s’il te plait. Tu sors avec ce type c’est ça ? Moi :… J’avais la tête baissée. Ndiaya : il n’y a rien de mal à avoir un petit ami, surtout à ton âge. C’est plutôt le contraire qui m’inquièterait. Mais comme tu le sais, je ne badine pas avec ça. Les études d’abord Fatima. Jusqu’ici tu ne m’as jamais causé de problèmes. Mais j’ai remarqué que tu avais grandi, Dakar t’a changé. Pas en mal rassure toi. Tu penses que tes coups des fils tard le soir et l’expression de ton visage quand tu lisais tes messages m’ont échappé ? J’ai été jeune bien avant toi petite cachotière. Moi : je ne voulais pas qu’il vienne, je… Ndiaya : ah bon ? Et tu voulais aller le retrouver c’est ça ? Une fille qui se respecte reçoit mais ne va jamais rejoindre un homme. Ça je te l’interdis. Ce que je ne supporte pas ce sont ces vauriens qui ne pensent qu’à s’amuser. Mais s’il est sérieux, et il a l’air sérieux, il peut venir te rendre visite. Je ne m’y oppose pas. J’esquissais un sourire. J’étais soulagée en fait. Je pensais me faire passer un savon mais pas ça ! Elle est extraordinaire ma mère. Là elle a commencé à me bombarder de question sur Ibou. Où est ce qu’il habite ? Comment s’appellent ses parents ? Qu’est-ce qu’il fait dans la vie ? Avec qui est ce qu’il vit ????? Le soir, mon chéri m’a appelé. Moi : coucou Bébé ! Ibou : hum ! A ce que je vois tu es toujours en vie, c’est bon signe ! Ndiaya t’a épargné alors ! mdr ! Moi : figure-toi qu’elle ne m’a même pas crié dessus. Juste une mise en garde. Ibou : ah oui. Moi : oui, elle dit que tu as intérêt à prendre soin de-moi si tu tiens à ta vie. lol Ibou : pour ça, qu’elle ne se fasse pas de souci. J’ai alors réussi mon test ? Moi : hum, à moitié. Lol Ibou : pfff !! C’est ça ouais. Ta mère m’adore, que demander de plus. Mdr ! Mais sérieusement j’ai aimé la rencontrer. Elle est simple, gentille, douce, je vois de qui tu tiens maintenant. Moi : lol, merci. Dès que j’ai fini de parler Ibou j’ai envoyé un texto aux filles pour leur raconter. Elles étaient heureuses de savoir que cela c’est bien passé ! Moi aussi !!! Bisous mes loulous et sorry pour le retard ! Juste une pente que j’essaie tant bien que mal de remonter.


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