Journal intime (18) : Encore et toujours...

Journal intime (18) : Encore et toujours...
ven. 16 sept. 2022, Journal intime, par Fatima

Wow wow! Attendez un peu là, c’est quoi ça ?D’abord son speech sur sa relation avec Mamy et après ça ? Ça veut dire quoi ? Une déclaration ? Mais oui Fatima ! Oui c’est ça !

-MOI : hum, tu as finalement pris ton courage à deux mains ? « koula maye fit ? » -IBOU en riant : hahaaa ! Parce que tu penses qu’il s’agit de ça ? Que j’avais peur de t’avouer mes sentiments ? -MOI : bah oui. -IBOU : Hum, peut-être. Tu sais, je n’ai pas la même conception que beaucoup de gens sur ça. Je ne suis pas du genre à sortir avec une fille juste pour sortir. Juste pour mettre sur mon Facebook « en couple ». lol. Non Fatima, pour moi c’est beaucoup plus sérieux que ça. On ne joue pas avec le cœur, en tout cas pas avec le mien. Peut m’importe qu’on me traite de peureux, sentimental… On ne badine pas avec l’amour, c’est SACRE. J’étais quand même touchée par ces mots. C’est vrai quoi. Les gens n’accordent plus trop d’importance à ça. Avouez ! On se met ensemble juste pour le fun parfois. Certains ne supportent pas le célibat, raison pour laquelle… mais moi, tout comme IBOU, ce que je cherche c’est l’amour avec grand A. oui ! Et peu importe qu’on me traite de naïve ou de cendrillon. Peut-être est-ce parce que je regarde trop les films à l’eau de rose. Lol -IBOU : je te mentirai en niant que tu m’as plu dès le premier jour que mon regard a croisé le tien. C’est vrai. Mais au début je me disais que c’était juste passager, mais non. Au fil du temps nous sommes devenus plus proches. Tu faisais partie de ma vie, de mes projets, de mon quotidien. ISAC ne cessait de me chambrer à ton sujet. « Qu’est-ce que t’attends pour lui dire ce que tu ressens, ça se voit que tu l’aimes… » Mais je voulais attendre, donner du temps au temps. Je voulais être d’abord sûr de mes sentiments. -MOI tout sourire : et tu as eu la confirmation maintenant ? -IBOU : oh oui, d’ailleurs je l’ai eu il y a bien longtemps, quand j’ai appris que tu sortais avec ce bouffon-là. Haha, la jalousie rend fou. -MOI : Ah non, Ousmane « mom » n’est pas un bouffon. Loin de là, avoue « rek nak. » -IBOU : lol, à mes yeux il l’était. Le fait de te savoir avec lui a failli me rendre fou je te jure. Je ne te voulais que pour moi. Mais en même temps je comprenais ta réaction. Nous n’étions pas ensemble, donc tu en avais le droit. Mais là, à partir de cet instant, le premier mec que je vois te tourner autour je le tue, valable aussi pour toi. « Li koumou doyoul xawma loulay doy » !! Eh Allah mon cœur frigidaire à cet instant. Il venait de décréter qu’on sort ensemble, sans pour avoir à me sortir ces déclarations à deux balles-là qui me font rire. Ce n’est pas romantique ça ? Moi j’étais heureuse, enfin je constate que cet amour est réciproque. Mais en même temps j’étais mal à l’aise. Bah oui, c’est ma première relation, je ne sais pas trop comment on fait. Qu’est-ce que je suis censée dire dans ces moments. Une vraie débutante quoi. Je me contentais alors de lui sourire et le laisser blablater. Mon téléphone signale l’arrivée d’un message. Avant même d’ouvrir j’avais une idée de qui c’était. Les filles bien sûr. Il n’y a qu’elles pour venir gâcher ce beau moment. En fait c’est comme avec nous toutes. Quand l’une d’entre nous a un rancart, elle envoie les infos en live quoi. Certains n’aimeraient pas, nous si. C’est Marie. -MARIE : « boy yangui beug yague deh, mba kidnappéwoula rek ? hum hum hum » (Boy tu commences à tarder là. J’espère qu’il ne t’a pas kidnappé rek. ) -MOI: lou « raw » kidnappé ! Tout ce que je peux vous dire dal, c’est que comme dit Florence Foresti « je tutoie le bonheur » Je pue la joie et la bonne humeur les goo ! (Perso j’aime ce bout de femme, elle me fait rire comme ce n’est pas permis je vous jure, trop forte FORESTI) Et là j’éteins mon téléphone direct. Hors de question de gâcher le reste de cette soirée avec ces folles. Elles vont me tuer je sais, mais le jeu en vaut la chandelle. -IBOU : je suis sûr que c’est les filles. -MOI: lol, comment tu as deviné ? -IBOU : facile, vous êtes tout le temps ensemble, on dirait des siamoises et puis à force de vous côtoyer j’ai fini par connaître vos manières. Elles veulent quoi ? Savoir ce qui se passe ? -MOI : non, c’est juste Marie qui me demande de l’appeler une fois à la porte pour qu’elle m’ouvre elles s’endorment tôt aujourd’hui. « Bilay ma meune patial forokh » je sais. -IBOU : ok. On a continué notre soirée tranquille à se rappeler le début de notre rencontre. Il m’a aussi parlé de sa famille. Il a perdu son père quand il était petit, tout comme moi « Ndeysan. »Il est l’ainé d’une famille de quatre enfants. Deux petits frères et la benjamine. Elle s’appelle Zeina. Il me dit que j’aurais l’occasion de les connaître bientôt. Vers minuit il me ramène. -IBOU : tu salueras les filles de ma part. -MOI: Ok compte sur moi. -IBOU : passe une bonne nuit ma chérie. Oula, l’entendre me dire ça me faisait un bien fou. Je rêvassais « Ndeysan. » -MOI : Bonne nuit à toi aussi. Oui, pas de chéri. Ne me criez pas dessus nak, mais tout ça est un peu nouveau pour moi et il va falloir que je m’y habitue. Je dis nouveau parce que je ne considère pas ma relation avec Ousmane. Il a voulu m’embrasser, j’ai esquivé. Devant la porte de Claudel avec ces vigiles qui nous regardent comme si nous étions des animaux de cirque et qu’après demain mon nom fasse le tour de Dakar, non merci. -MOI : j’y vais. La porte de la chambre n’était pas fermée. Dès que j’ai ouvert elles se sont ruées sur moi. mdr ! Non sérieux nous avons un sérieux blems nous les filles quoi. « Commérages rek. Affairage rek. » Mais j’avais décidé de bien me payer leurs têtes avant de leur annoncer la nouvelle. Je faisais une de ces têtes d’enterrements je vous dis. Ce qui a un peu freiné l’élan de Binette. -BINETTE : oooh non, ne me dis pas que ce salaud t’a fait du mal. « Walay » j’ai juré je le bute si c’est le cas. -PHILY : Binette « téyo dara. » Attends au moins de l’entendre. Tima ? Ça s’est bien passé ? Marie elle ne disait rien, mais ça se voyait qu’elle appréhendait ce que j’allais dire. Elles ressemblaient à des filles qui attendent les résultats d’un examen je vous dis. Non je suis trop forte quoi. Je gardais toujours le silence en m’asseyant sur le lit. -MARIE : wa Fatima parle s’il te plait toi aussi je vais faire une attaque là. Bon assez joué, je me lance now. -MOI un peu hésitante au début : ça… ça y est les filles… -BINETTE retenant son souffle : ça y est quoi ??? -MOI me levant solennellement en faisant une valse avant de finir par une courbette digne d’une danseuse de balai : JE VOUS PRÉSENTE MADAME COULIBALY. C’était l’euphorie ! Comme quand votre équipe marque un but lors d’un match. Phily avait les larmes aux yeux et se tenait la bouche. Marie elle a failli m’étouffer, Binette, bah elle, elle dansait. C’est là que j’ai compris à quel point mon cas était critique quoi. Mdr ! -PHILY : Fatima… tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse pour toi. Enfin. Mais vas-y explique. -MARIE : waw waw, « séance de patial forokh », on veut tous les détails. Minute par minute mot par mot, geste par geste. « Té boul sathie film bi nak, » ne censure aucune partie. Lol Je leur ai tout raconté. Enfin presque tout. Le baiser non, je ne voulais pas leur dire. Mais « walay » c’est sans compter sur elles. -BINETTE : Ok, c’est trop beau tout ça, trop même. J’ai les larmes aux yeux et Phily pleure même. Mais moi ce qui m’intéresse là, tu ne l’a pas encore dit « deh ! » MON AMI !!!! « Ey Mbaye ! » -MOI faisant comme si je n’avais rien compris : de quoi tu parles. -BINETTE : hey ne te paies pas ma tête, tu sais bel et bien de quoi je parle. « You bakkhhhhh yoyou, you risssssss yoyou !!! » Interdit aux moins de seize ans. -MOI: mdr, non Binette « amo » je te jure. -BINETTE : hum, ce rire gênant, ce regard fuyant, hum hum, ma cocotte, je mise tous mes biens, tu as perdu ta « lévriginité. » -PHILY : sérieux Binette ne t’es pas croyable quoi ? En quoi ça t’intéresse ça ? -BINETTE : hey toi là je ne te cause pas. « Boulma yakhal sama lou bakhhhh. » Ma Timita d’amour répond moi « yow. » C’est fait hein ??? Je lui avais répondu par un sourire avant qu’elle ne lève pour encore esquisser des pas de danse. -BINETTE: “dinama nekh dinama nekh dinama nekh”. Mais attendez, alors je suis désormais la seule célibataire du groupe? Vous êtes méchantes hein ? Vous m’abandonnez quoi ? -MARIE : Binette, ton célibat ne dépend que de toi et tu le sais, « boul niou sonal. » Il te suffit de claquer du doigt pour que tes prétendants fassent le rang devant toi. -BINETTE : hum, je chercher le bon. Dès que je trouve je me rattrape. Rester des mois sans petit ami « mom dokhoul. Ainsbi dama khogne bisous ak câlins. Mdr !! » -PHILY : perverse va. On a passé la nuit ainsi à rigoler à nous raconter nos bêtises et même faire nos projets d’avenir. Mon choco d’amour m’a envoyé un message pour me souhaiter bonne nuit. « On vient à peine de se quitter et tu me manques déjà. Je ferme les yeux, je vois ton sourire, tes beaux yeux. Ce qui me remplit de joie. Aujourd’hui je passerai une très bonne nuit. Bonne nuit à toi aussi mon cœur, JE T’AIME. » Soupiiiiiiiir !! -MOI: « Bonne nuit à toi aussi chou. Gros gros bisous. » Je sais, c’est top comme le sien mais lui dire je t’aime dès le premier soir « mom, » vous pensez que je devrai ? Ce n’est pas trop tôt ?


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