Journal intime (16), Amour

Journal intime (16), Amour
mer. 14 sept. 2022, Journal intime, par Fatima

Fallait nous entendre jubiler. On lui faisait des bisous, Marie est allée chercher un verre d’eau.

Un dimanche, Isac avait invité Phiily à une petite balade à la plage. Ils étaient confortablement installés sur l’un des rochers, faisant face à cette vaste étendue bleue. -ISAC prenant Phily dans ses bras : tu vois l’immensité de la mer, mon amour pour toi l’est encore plus. PHILY souriante : hum, et puis quoi encore ? -ISAC prenant un air plus sérieux : donc tu ne me crois pas quand je te dis que je t’aime ? -PHILY : cette phrase, on me l’a répété des centaines des fois. Au finish, regarde ce qui m’est arrivé. -ISAC : Phily regarde-moi. Je ne suis pas Léo. Tu m’entends. Mets-toi ça en tête. Je ne suis pas Léo. Ok ? -PHILY : excuse-moi. Je ne voulais pas te frustrer. -ISAC : en effet, c’est frustrant comme comparaison. Je serai incapable de traiter une femme comme ce salaud l’a fait avec toi. -PHILY : oui je sais, mais c’est plus fort que moi. -ISAC : bon Dieu que faut-il encore que je fasse pour que tu aies ne serait-ce qu’un tout petit peu confiance en moi ? Je veux prendre soin de toi, t’aimer, te chérir. C’est tout ce que je demande. -PHILY : d’accord… -ISAC : hein ??? Pardon je n’ai pas bien compris. D’accord quoi ??????? -PHILY tout sourire : je suis d’accord pour qu’on essaie, mais je ne te le… Avant même qu’elle ne termine sa phrase Isac s’empara de ses lèvres. Un de ces baisers qui dit tout. -ISAC : non, je rêve, pince moi pour voir s’il te plaît. Elle ne se fit pas prier pour ça. -ISAC : aie ! -PHILY : mdr ! C’est toi qui me l’a demandé ! -ISAC : méchante. Je te promets de ne pas te décevoir. Promis. Et c’était parti pour de longs, longs, très longs baisers ! hum !! De retour à Claudel Si vous aviez vu le sourire que nous faisait Isac en entrant dans la chambre. Mdr ! Un homme amoureux est tout simplement ridicule. -BINETTE : « Wa eh », Isac « Khana » tu as gagné à la loterie ? mdr !! « yangui sourire rek ! » -ISAC : mieux ! Beaucoup mieux même. Phily aussi souriait. Hum ! Attendons que monsieur s’en aille. -ISAC : bon, les chéries, j’aimerai vraiment rester mais y a boulot demain et vous aussi vous allez en cours. Sur ce, passez une bonne fin de soirée et surtout, restez sages. N’ouvrez pas aux garçons, ne répondez pas à leurs salutations. Clair ??? -BINETTE : Moh, Isac rousnala deh !! Seul mon parraina le droit de nous tenir ce genre de discours, -jaloux va ! -ISAC : mdr !! « wa ciao » alors. Phily l’a raccompagné. Dès qu’elle revient dans la chambre, on se jette sur elle. -MARIE: « walay bamou soti. Démlen rek ! » -BINETTE chantonne : c’est une histoire d’amour, une vraie histoire d’amour ! C’est une histoire pour la vie… et quand j’y repense, ma vie n’avait plus de sens, je me rappelle…. Mdr ! -PHILY : Bilay sikk nguén ! Bon, qu’est-ce que vous voulez savoir ? Posez vos questions à madame Ndiaye. -MOI :yooooooooooooooooooooouuuu !! DINAMANEKH !! Madame Ndiaye deh !! -BINETTE : tu as dit oui ??? -PHILY : oui Fallait nous entendre jubiler. On lui faisait des bisous, Marie est allée chercher un verre d’eau. -PHILY : hé Marie ne fait pas ça « deh ! » « kham nga danga rakadiou !! » Si une seule goutte d’eau me touche tu auras affaire à mon marito chéri ! -MARIE : tchiiip ! « fouye ngeu nak ! » mdr ! Suis trop contente pour toi chérie. Vraiment tu méritais de tourner la page Léo. -BINETTE: Bilay ! Ce salaud ne mérite pas que tu sois malheureuse. Tu mérites de vivre le grand amour toi aussi. Et apparemment Isac est quelqu’un de bien. -PHILY : Apparemment, c’est bien de le souligner Binette. J’espère sincèrement ne pas regretter ce que je fais. -MOI : je suis sûre que ce ne sera pas le cas. En tout cas, il nous aura sur son chemin si jamais il ose te faire du mal. Binette et Marie sont allées acheter à Diner. Je me retrouvais donc seule avec Phily. Je suis tellement contente de savoir qu’elle a tourné la page Léo, Isac est vraiment quelqu’un de bien. Lui au moins a su prendre son courage à deux mains. Tchiip ! J’étais en même temps triste. Je crois que j’étais un peu jalouse. - PHILY : arrête de faire cette tête Tima. Je sais à quoi tu penses, mais t’inquiètes. Tout ira bien. -MOI : hum, laisse tomber Phily, ce n’est rien. -PHILY: si c’est quelque chose. Je sais que tu te demandes pourquoi Ibou met tant de temps à te déclarer sa flamme. Mais il y a une explication à toute chose. Ne te prends pas la tête. Elle me prend dans ses bras pour me réconforter. « Mais nak j’ai hâte que vous soyez ensemble. Nous serons belles-sœurs, t’imagines ?? » mdr ! -MOI : loool !tu as raison je n’y avait même pas pensé. Le lendemain Ibou n’est pas venu en cours. J’ai remarqué son absence à la pause où d’habitude il venait me voir. J’ai demandé à un de ses camarades avec qui il était très proche. Il lui aurait confié qu’il ne se sent pas bien. Oh, mon chou est malade ! Phily m’a dit que ce serait gentil que je lui rende une visite surprise. -PHILY : vas-y, il sera content de te voir. J’ai donc pris un taxi, direction chez lui. C’est lui qui m’a ouvert la porte. -MOI: surprise ! Paraît que tu es malade ? Tu vas mieux ? J’entendais une voix féminine qui venait du salon : « bébé » !!! Hein ??? « Bébé ? » Une fille, vêtue d’une toute petite serviette fait son apparition. -ELLE : c’est qui ? Waouh ! C’est clair là ! « Bébé » pas besoin d’en dire plus. Ibou semblait perdu. J’étais toujours au seuil de la porte. -MOI : excusez-moi, je ne voulais pas déranger. Je ne savais pas que tu étais occupé. Bonne journée. Je suis retournée sur mes pas avant qu’il ne me tienne le bras. -IBOU: attends Fatima, ce n’est pas ce que tu crois. Je te présente… -MOI : non Ibou, je ne crois rien du tout. Ne t’inquiète pas. Tu n’as pas de compte à me rendre. C’est ta vie, tu la mènes comme tu veux. Je ne suis ni ta mère, ni ta femme. Rassure-toi. Oh que c’est faux. Mon cœur tenait exactement le contraire de ce discours. Au moment où je prononçais ces mots, je sentais mes larmes monter à mes yeux. Mais hors de question qu’il me voit pleurer. -IBOU : non, attends, laisse-moi prendre mes clés, attends-moi il faut qu’on discute. Dès qu’il est retourné à l’intérieur, je suis montée dans un taxi avant de lui envoyer un texto. « Je suis pressée, je voulais juste voir comment tu allais, apparemment ça va mieux. » Il m’appelle, je laisse sonner dans le vide. Je pleurais en fait et je ne pouvais pas lui parler dans mon état. Mon Dieu qu’est-ce que j’ai pu être naïve ! C’est clair ! Je comprends maintenant pourquoi il n’a jamais voulu de moi. Mais oui c’est ça ! Qu’est-ce que j’ai pu être bête ! De retour à Claudel, j’ai pris le soin de sécher mes larmes avant de monter dans la chambre. Je ne voulais pas que les filles me voient ainsi. A vrai dire j’avais un peu honte. Mais c’est sans compter sur elles. On ne peut rien leur cacher. Lol ! C’est Binette qui a été la première à remarquer ça. -BINETTE : « yow boy y a quoi ? » -MOI : rien pourquoi ? -BINETTE : tu es toute triste. « Khana » tu ne reviens pas de chez Ibou ? -MOI : si si -MARIE : il va bien ? -MOI : oui il va bien. -PHILY : bah alors c’est quoi le problème ? Tu reviens de chez ton chéri « ngay tristeul ? » Là je n’ai pas pu me retenir ! J’ai explosé ! -MOI : foutez-moi la paix avec Ibou « way »s’il vous plait. Il n’est pas mon chéri. Clair ? Je ne veux plus entendre le nom de ces… -PHILY : wow wow wow ! Hey Tima « lane leu ? » Tu pleures là? Qu’est ce qui s’est passé ? -MARIE : tu nous fais peur là chérie. « Lane la ? » -MOI : j’ai trouvé une fille chez lui. Nue, nue je vous dis. Elle n’avait qu’une serviette avec elle. -BINETTE : hein ???? Mon parrain lui aussi ??? « Bayina Adouna. » -PHILLY: c’est qui cette fille ? -MOI : qui ça peut bien être sinon sa copine ! -PHILY : il te l’a présenté ? -MOI : je n’ai pas attendu. Je n’avais plus rien à faire là-bas, je suis partie. -PHILY : hum, bizarre. Si Ibou avait quelqu’un Isac me l’aurait dit j’en suis sûre. -BINETTE : « Moh, yow nak » Phily tu fais comme si tu ne connaissais pas les mecs. Solidarité masculine ça te dit quelque chose ?? -PHILY: lool ! Binette ce n’est pas le moment « way »ne me fait pas rire. -MARIE : « ki nak khaméwoul ! » Franchement Ibou m’a déçu « nak. » Moi qui le prenais juste pour un amoureux qui avait peur de te dire ses sentiments. Mais là, il a vraiment caché son jeu. « Nékhatouma mako wakh !! » -MOI : c’est bon, après tout il en a le droit. N’oubliez pas qu’on ne sort pas ensemble. Il a le droit de faire sa vie. Pas la peine de l’insulter. -BINETTE: c’est vrai mais il a bien caché son jeu Marie à raison. C’est mon parrain mais là « mom » je ne suis pas d’accord « nak. » Du côté de chez Ibou -IBOU se tournant vers la fille : toi, tu as deux minutes pour prendre tes affaires et foutre le camp de chez moi. -MAMY : pour aller où Ibou ? Je te dis que je ne n’ai nulle part où aller. -IBOU : je m’en fous Mamy ! Je m’en fous. Je n’aurai jamais du te laisser passer la nuit ici. Tu vois ce que tu as fait ? -MAMY : qu’est-ce que j’ai fait ? Et puis c’est qui cette petite ? -IBOU : tu n’as pas à le savoir. J’ai étais assez patient mais là je commence à en avoir marre. Dégage de chez moi. « fo xam dieumeul » Le soir, Isac de retour du boulot trouve Ibou affalé sur le canapé, l’air ailleurs. -ISAC : hey bro ! « nakala ? » -IBOU : « yep ! » ça va ! -ISAC : hum, on ne dirait pas ! Tu as la tête d’un zombie ! -IBOU : pfffffffffffffffff ! Fatima es passé me voir tout à l’heure et elle a trouvé Mamy ici. -ISAC : waouw !! A propos mec, cette fille a passé la nuit ici ? Je l’ai vu ce matin en prenant mon petit déj ? Qu’est-ce qu’elle faisait ici ? -IBOU : elle a débarqué ici hier soir vers une heure du mat en pleures ! Elle m’a dit qu’elle n’avait nulle part ou passer la nuit, que son mari l’a répudié ou je ne sais quoi. Je ne voulais pas l’accueillir, mais elle me suppliait fallait la voir. Ce n’était pas sûr que je la laisse passer la nuit dans la rue. Je l’ai chassé tout à l’heure ! -ISAC: cette fille m’intrigue quand même ! Avec tout ce qui s’est passé elle ose frapper à ta porte ? Hum, tu es gentil mec, voilà ce que ça t’a amené maintenant ! Et puis c’est bien fait pour toi ! Et Fatima qu’est-ce qu’elle a dit ? -IBOU : elle est repartie de suite. Je l’ai appelé elle n’a pas pris. pfff!! Je la perds avant même de l’avoir eue ! -ISAC : tu dois t’activer mec ! « go wayow ! do dokhane boy bi, ngay béne bénal ni !! » il va falloir que tu réapprennes à faire confiance aux femmes! Fatima m’a l’air d’une fille bien ! Innocente même ! lool ! -IBOU : tu la lâches ok ? -ISAC : hum, l’amoureux ! Le lendemain à l’école, j’ai essayé de faire comme si de rien n‘était avec Ibou. Seulement dans ma tête, c’était fini. J’ai décidé de tourner sa page. Quand il vient me voir à la pause alors, je fais mine de rien. -IBOU : boy j’ai essayé de t’appeler hier en vain. -MOI : oui oui, je me suis couchée assez tôt, c’est ce matin que j’ai vu tes appels. Désolée. -IBOU : hum, ok ce n’est pas grave. Mais pour ce qui s’est passé hier… -MOI gênée : Ibou bayil nonou, ne te sens pas obligé s’il te plait. Ce ne sont pas mes oIgnons ! Je ne voulais pas entendre son explication. Je ne voulais rien savoir. A quoi bon ? Tout était clair. Une fille en mini serviette qui venait de sortir de la douche et qui l’appelle « bébé » pas besoin de photo là ! Isac et Phily filaient le parfait amour. Ndeysan ! Je les envie. Vous vous demandez sûrement ce qu’il en est des vies privées de Binette et Marie. Marie est toujours en relation avec son petit ami dont je vous avais parlé au tout début. Binette elle était en mode célibataire, tout comme moi. Mais plus pour longtemps ! Hum, visez la suite !


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