Amour et trahison entre Kiné, sa tante et son oncle (1/3) : Kiné accueillie par sa tante

Amour et trahison entre Kiné, sa tante et son oncle (1/3) : Kiné accueillie par sa tante
lun. 1 août 2022, Kiné, sa tante et son oncle, par Isaac

« Papa, nieuwneu ! Papa, nieuwneu ! Papa, nieuwneu... », s’exclamaient le petit Ibrahima âgé de 11 ans et sa petite sœur Aissatou âgé de 8 ans. Leur père Mamadou âgé de 43 ans était accompagné de leur Maman Maimouna qui était partie à l’aéroport Léopold Sédar Senghor accueillir son mari. En partant, Maimouna avait laissé ses deux enfants avec Kiné.

Kiné est âgée de 28 ans. Elle est la fille d’une très proche cousine de Mamadou, Mère Fama. Kiné était comme une nièce pour Mamadou. Originaire de Kaolack, elle a été accueillie par Maimouna lorsqu’elle avait réussi son Baccalauréat au Lycée Waldiodio Ndiaye. Kiné devait suivre des études littéraires à l’Université Cheikh Anta Diop mais sans bourse d’études, ce qui rendrait difficiles sa nouvelle vie à Dakar. Ayant appris la nouvelle juste après son retour d’Italie, Maimouna avait proposé à son Mari Mamadou d’héberger et de nourrir Kiné chez eux à Dakar afin qu’elle puisse bien terminer ses études, d’autant plus que la maison nouvellement construite avait assez de chambres. Ce que son mari accepta sans aucune crainte. Après avoir passé près de 15 années en Italie, Maimouna avait proposé à son mari Mamadou de donner à leurs enfants une éducation à la Sénégalaise afin qu’ils ne perdent pas leur culture. Le couple avait donc décidé que la mère rentre avec les enfants et que le mari vienne tous les trois mois en vacances. Ce qui n’était pas possibles il y’a 10 ans lorsque Mamadou et Maimouna vivaient le calvaire en Italie et avaient même des difficultés à nourrir leur premier enfant Ibrahima. En effet, Maimouna fut une fille d’un immigré Sénégalais en Italie. Elle était célibataire et âgée de 25 ans lorsque son père venait de perdre la vie suite à une longue maladie. Un an après, Maimouna s’était mariée avec son copain, Mamadou, avec qui elle est sortie pendant 5 ans, dont 3 ans passés à distance. Après le mariage, Maimouna s’était arrangée pour que son mari sans emploi au Sénégal vienne tenter sa chance avec elle en Italie. Ensemble, ils vécurent des périodes dures, des hauts et des bas avec un mari qui n’assumait pas pleinement toutes ses responsabilités, ce qui n’empêchait pas sa femme de la soutenir et de rester à ses côtés jusqu'à ce qu’ils sortent de cette situation. Ils ont ainsi pu construire leur maison au Sénégal ensemble, mais Maimouna qui aimait fort son mari, avait voulu que la maison soit sous le nom de son époux, Mamadou. Arrivé à la maison, Mamadou prit une douche pendant que sa femme Maimouna lui rangeait ses bagages. Kiné était en ce moment entrain de finir le diner. Une heure après... KINE : « Tanta », j’ai fini... MAIMOUNA : « Waw Kiné », je viens tout de suite Maimouna prépara la natte à manger pendant que Kiné servit le diner MAMADOU : Kiné ça fait longtemps, comment va ta mère, Fama ? KINE : « Sama Yaye », elle va bien. Elle était un peu souffrante ces derniers jours, mais elle se porte mieux maintenant. MAMADOU : Ah bon, « Khana » c’est sa tension qui a encore monté ? KINE : « Waw », c’était la tension. MAIMOUNA : Mère Fama « tension bi sonal nako dih ». Ça fait trop longtemps que ça la fatigue. MAMADOU : C’est inquiétant quand même tout ça, mais Dieu est grand. KINE : « Waw tonton », comment vont les Italiens ? MAMADOU : Ah ! Ça peut aller « rek » ! L’Italie devient de moins en moins accueillante. MAIMOUNA : « Italie neekhatoul legui », c’était bien aux temps où mon père était là-bas. Mais de nos jours « mom », ça devient de plus en plus difficile. KINE : J’ai une amie de classe, elle est partie là-bas il y’a deux semaines. Son mari l’a amenée là-bas. MAMADOU : Ah bon, il est de quelle ville son mari ? KINE : Non, je ne sais pas « nak » ! Mais elle était toute contente d’y aller. MAIMOUNA : Ah, une femme « kay » est toujours contente aux côtés de son époux. « Nidiaye », tu te rappelles de nous avant notre mariage. C’était difficile, mais « legui mom, sant Yalla rek ». MAMADOU : « Legui mom sant Yalla bu baakh ». « Waw Kiné », tu fais quelle classe maintenant ? KINE : Je suis en deuxième année à l’UCAD. MAMADOU : J’espère que tu te débrouilles bien. Et puis « yaw » qu’attends-tu même pour te marier ? (en souriant). MAIMOUNA : « Ah Nidiaye yaw tamit », le mariage ça ne se passe pas comme ça toi aussi. « Yalla ko toudeu goul rek ». KINE (gênée et en souriant) : Je n’ai pas encore vu un homme décide « rek ». Mais ça va venir ! Aussi anodine que la remarque de Mamadou fut, elle ne l’était pas pour Kiné qui y pensait toute la nuit. Elle se demandait même si elle ne risquait pas de devenir une femme comme Coumba Gawlo Seck ou Penda Mbow, si elle ne risquait pas d’atteindre l’âge de la ménopause sans avoir l’occasion de vivre le mariage. Mais là n’était pas le problème. La réalité était que Kiné visait un peu trop haut et a toujours été connue comme une fille matérialiste. Elle s’était fixait des critères matériels qu’elle cherchait chez les hommes avec qui elle sortait. Elle avait eu ainsi à vivre des relations « amoureuses » avec près des 12 hommes et à chaque fois cela se terminait par des parties de jambes en l’air sous contraception. Les hommes avec qui elle sortait étaient bien conscients de la réputation de Kiné. Ils étaient souvent riches, parfois déjà mariés, mais voulaient profiter de la « fortune » qu’avait Kiné entre ses jambes pour se faire plaisir. Ils ne pensaient jamais à l’épouser car ils voyaient tous Kiné comme un objet sexuel du fait de sa soif du matériel. Kiné n’avait ainsi pu dormir que vers 3h00 du matin. Toute la nuit elle pensait à comment mettre fin à sa vie de célibataire. Le lendemain, Kiné se réveilla à 8h30 pour balayer la cour de la maison tout en passant toujours à la remarque de son oncle de la nuit dernière. Par coïncidence Mamadou venait juste de sortir de la chambre pour aller chercher du pain... MAMADOU : Bonjour Kiné, comment vas-tu, t’as passé une bonne nuit ? KINE : Bonjour tonton, je vais très bien. Cinq minutes après, un déclic raisonna dans la tête de Kiné, elle vient d’avoir une idée... Que comptait faire Kiné ?


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