Mariame et Adama s´expliquent, Mariame

dim. 6 déc. 2020, Mariame, par Bessy

Adama se sentit juste assommé par ces dernières paroles qui montraient bien que Mariame n’était plus amoureuse de lui. Il se sentit très triste car il avait bâti des espoirs en une éventuelle réconciliation.

Adama était d’humeur joyeuse en allant au travail, il allait s’expliquer avec Mariame et lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur, Il lui dira qu’il regretterait Il lui dira qu’il avait été inconscient et à tardé à voir sa valeur Il lui dira à quel point elle lui manque et souhaiterait qu’ils repartent de zéro Il lui dira qu’il n’aime qu’elle et qu’aucune femme n’a pu l’égaler dans ses qualités et qu’elle restera à jamais sa Mariame, celle avec qui il voudrait fonder une famille, celle qu’il voudrait rendre heureuse pour le restant de ses jours, celle qu’il aime tout simplement. En pensant à tout cela, une vague de bonheur le submergea mais il sentit tout de même une boule de stress se former dans son ventre. Il n’a jamais été aussi amoureux d’une femme et n’a jamais ressenti le besoin d’être aussi vrai, de se justifier, de convaincre une femme de son amour pour elle Mariame, il la respectait et l’admirait, il souhaitait ardemment qu’elle soit sienne et le message qu’il avait reçu d’elle lui avait donné beaucoup d’espoir, il ne voulait que la convaincre et se faire pardonner car aujourd’hui il regrettait. Comment s’y prendrait-il ? La convoquerait-elle dans son bureau et lui parlerait-il en toute confidentialité ? L’enlacerait-il afin de lui susurrer des mots doux et lui dire à quel point il l’aimait ? L’inviterait-il à prendre un pot à l’heure de pause et lui parlerait-il hors du cadre du travail, ce qui rendrait l’atmosphère plus détendue ? Ou la déposerait-il ce soir et lui dévoilerait ses sentiments pour elle et son regret ? Quelle était le meilleur moment pour tout lui avouer ? Après une longue réflexion il opta pour l’inviter à l’heure de pause pour discuter avec elle car le cadre du travail ne se prêtait pas à leur discussion qui nécessitait une certaine quiétude et un détachement or le cadre de travail ne s’y prêtait pas. En rentrant au bureau comme d’habitude tous les employés étaient déjà présents, mais c’est Mariame qui attirait de plus son attention. Elle était belle dans son tailleur couleur crème mettant en valeur son beau et lisse teint noir, et le magnifique turban qu’elle avait noué avec élégance finissait de la rendre encore plus belle et charmante. Le jeune homme salua tous ses collègues un par un en leur serrant chacun la main et il s’arrêta au bureau de Mariame tout en lui adressant son plus beau sourire et en lui parlant avec le ton le plus doux : « Bonjour Mariame, comment vas-tu ? » Elle se redressa et il fut submergé de joie à la vue de ses grands yeux en amande qui l’avaient séduit dès leur première rencontre « Je vais bien et toi ? » lui répondit elle souriante « Je bien, très bien même » fit il en insistant sur la dernière phrase en faisant allusion au message qu’il avait pensé recevoir d’elle ce dimanche. Mariame ne comprenait pas trop mais elle lui adressa son plus beau sourire car malgré tout elle ne souhaitait que le meilleur à Adama « Ah je suis très contente pour toi alors » « Merci » lui répondit-il sans la quitter des yeux, ce qui eut l’effet de légèrement troubler Mariame qui était un peu gênée qu’il s’attarde à son bureau puisque tous les regards étaient braqués sur eux, ce qui n’avait pas l’air de déranger Adama qui s’en souciait à peine. « A tout à l’heure » finit-il par dire « A tout à l’heure » répondit-elle A peine eut-il rejoint le bureau que mademoiselle Diawara lança un regard inquisiteur à Mariame, elle se leva alors de son siège et fit mine de donner des documents à Mariame. « Yow mi ! Amneu si lo nek déé ! » (que nous prépare tu ?) lui fit-elle d’un air taquin tout en déposant la pile de documents sur le bureau de Mariame « Nékouma ci dara Anta, je te promets » (je ne prépare rien Anta) « Bakhana daal, en tout cas boss bi tekk neu leu beut déé !! Té thiofé na, khalé boite bi yeupp mom lagnou weur » (Tu as tapé à l’oeil du boss, et sache qu’il est très sollicité par les jeunes femmes de la boite) «Ey Anta, je te dis qu’il ne se passe rien key… » « Guisso noumoula kholééé, doyna waar daal, en tout cas tiens moi informée so ma informéoule khamalné ma gui lenn di surveiller (tu n’as pas vu la manière dont il te regarde ? En tous cas tien smoi au courant de ce qui se passe entre vous)» lui dit-elle, taquine « So bougué, mais do si guiss lo khalat dé (si tu veux, mais ne te fais pas e fausses idées)» « On verra bien , en tout cas c’est un bel homme pétri de qualités, il fera un bon mari…OUPS ! » lui dit-elle sur le ton de la plaisanterie « Je n’en doute pas Anta » La jeune femme se retourna lors à son bureau avec sa pile de documents. Mariame avait tissé des liens d’amitié avec Anta qui s’était montrée amicale et chaleureuse dès leur première rencontre, elle l’avait beaucoup aidée lors de ses premiers mois de travail et lui avait expliqué comment fonctionnait leur département. Elle était par la suite devenue une très bonne copine avec qui elle partageait beaucoup de temps au travail et en dehors du travail. La remarque de Anta était tout de même très pertinente, en effet Adama s’était montré très affectueux à son égard ce matin, que cachait-il donc ? A peine cette pensée lui eut elle traversé ‘esprit qu’Adama les appela à son bureau elle et Anta Diawara. « Mesdames je vais vous charger d’un dossier très important, il s’agit d’un tout nouveau client, il faudra réaliser l’était des stocks de ses achats et vérifier si ses comptes sont réguliers, nous travaillerons ensemble sur ce dossier car j’aimerais le boucler cette soirée pour pouvoir le lui envoyer demain » Il leur donna alors les directives et leur confia le dossier en leur demandant de lui faire un premier bilan avant la fin de matinée, au moment où elles quittaient le bureau, Adama retint Mariame, Anta gratta alors discrètement le dos de Mariame comme pour lui dire « je te l’avais dit » et quitta la salle dans un sourire qu’elle ne put réprimer. « Mariame, j’aimerais discuter avec toi, serais tu disponible à l’heure de pause ? » « Euhh, tu ne peux pas me le dire maintenant ? » insista-t-elle « Non je ne préfère pas « lui dit-il tout doucement, « alors, serait-ce possible ? » « D’accord » Elle voulut lui demander c’était à quel sujet mais elle n’insista pas davantage, elle saura bientôt. Elle ressortit alors du bureau sous le regard d’Adama et rejoignit directement Anta pour s’atteler à leur tâche. « Alors ? Lou khew ? » ( qu’est ce qui se passe) s’empressa de lui demander Anta toute souriante « Ah dara, il m’a juste donné les dernières directives » dit Mariame qui aimait rester discrète. Après un long regard interrogateur, Anta lui répondit « Lomey neubeu, (que me caches tu) tu sais que tu peux tout me dire » « Si, je te promets, on doit juste déjeuner avec les clients cet après-midi, il m’avait demandé de l’y accompagner » insista Mariame qui ne voulait pas que l’on lui connaisse une quelconque histoire avec Adama, bien qu’elle faisait confiance à Anta qui était une femme de confiance « Okay, mais wakhona lako ! (je te l’avais dit) »reprit Anta tout en souriant à Mariame. La matinée se déroula vite et arriva l’heure où Mariame et Adama devaient de retrouver. Les autres employés quittaient rapidement les lieux et Adama et Mariame quittèrent le bureau en dernier. Une fois dans la voiture d’Adama, Mariame reçut un appel de Pape Aly « Bonjour mon amour, ça te dit de manger avec moi à la pause, j’ai trop hâte de te voir et tu manques beaucoup » Mariame rit « Ca je n’en doute pas » fit elle en faisant allusion aux messages qu’ils se sont envoyés durant toute la journée. « J’ai du mal à attendre jusqu’à ce soir, j’aimerai trop te voir » fit il comme c’est lui qui la déposait chaque soir « Je suis désolé mais je ne pourrais pas » « Pourquoi donc ? » « En fait je suis avec mon boss » « Ah okay, vous êtes au bureau ? » « Non nous allons manger ensemble et parler affaires » dit-elle, ne souhaitant pas attiser la jalousie de Pape Aly bien qu’il savait qu’il avait confiance en elle. « Okay,wakh ko mou yemm téwakh ko ni tu es la future madame Diop (dit lui de rester tranquille et dit lui que tu es ma future femme). Répliqua Pape sur le ton de la plaisanterie Mariame rit et lui souhaita une bonne pause déjeuner et lui promis de le voir ce soir « Donc tu ne me considères que comme ton boss » lui demanda Adama avec un demi-sourire. Mariame le regarda, interloquée « Par ce que tu l’es ? waleu (ou pas) ? » Adama était curieux et avait du mal à contenir la jalousie qui commençait à naitre en lui « Et c’était qui cette personne avec qui tu perlais ? » « C’est mon fiancé » Adama freina brusquement et se gara sur le bas coté. Mariame était très surprise. Adama respira bruyamment et posa sa tête contre le volant « Que je suis bête, mais vraiment... » voici les phrases qui résonnaient dans sa tête. « Que se passe-t-il Adama ? » lui demanda Mariame tout le prenait par l’épaule, et Adama se releva, la mine crispée « Si tu voulais me donner de faux espoirs et te venger, alors tu as gagné, tu m’as eu, si tu voulais me montrer à quel point il est difficile d’aimer et de ne pas être aimé en retour aussi, tu me l’as bien fait comprendre, mais si tu es fiancée, pourquoi m’as-tu dit que tu m’aimais ? » Mariame écarquilla les yeux à ses propos, elle ne comprenait pas « Mais, je ne t’ai jamais dit cela » Adama lui montra son portable et les messages reçus « Mais ce n’est pas mon numéro » dit-elle tout en le regardant « Mariame dit moi que tout ceci n’est qu’un jeu… » lui dit-il d’une voix triste « Mais non ce n’est pas moi » « Mais Mariame je t’aime, je te jure que je regrette mes erreurs, je ne saurais te dire à quel point tu occupes mes pensées, je ne penses qu’à toi… Je regrette énormément» Mariame resta bouche bée et ressentit beaucoup de compassion pour Adama. « Adama, je t’ai pardonné avant même que tu me le demandes, mais aujourd’hui notre histoire est passée, je t’apprécie toujours autant, tu es quelqu’un de merveilleux, je n’en doute pas, sinon tu ne regretterais jamais ton comportement, mais aujourd’hui je reste persuadée qu’il y a une fille qui est faite pour toi et qui t’aime et qui n’attends que d’être aimée par toi » « Mais moi c’est toi que j’aime Mariame » reprit-il «Je ne suis pas la seule femme au monde, il y en a une meilleure pour toi qui ne te demande que de l’aimer » Adama se sentit juste assommé par ces dernières paroles qui montraient bien que Mariame n’était plus amoureuse de lui. Il se sentit très triste car il avait bâti des espoirs en une éventuelle réconciliation. « Tu as sans doute raison, mais je regrette d’avoir laissé s’échapper une fille comme toi entre mes mains, et tu resteras toujours dans mon cœur, celui qui t’as es chanceux de t’avoir Mariame. Mariame se sentit très émue par les paroles d’Adama et n’avait qu’une seule envie, c’était de le prendre dans ses bras et de le réconforter, mais n’ayant pas envie que cela dérape et que les sentiments d’Adama se réveillent davantage et prennent le dessus, elle se contenta de lui faire un tape dans le dos et de lui enlacer l’épaule tout en lui tenant la main. Adama avait réellement changé et c’était un homme en or qui méritait aussi d’être aimé par une femme qui l’aimait pour ce qu’il était. Mais comme l’amour n’est pas souffrance, bien que certaines choses compliquent l’amour, nous avons espoir et savons qu’il aura ce qu’il y a de mieux pour lui et que cette fois ci il en verra la valeur et ne jouera pas avec ! Bon week en à tous et bisous


Lisez toute la chronique