« Là j’ai su qu’elle n’était pas saine d’esprit cette fille. » Chronique d’un « multibataire » (6)

mer. 7 avr. 2021, Le Multibataire, par Amlesage

Le fameux week-end tant attendu arriva, toute la semaine je n’avais cessé d’y penser et repenser. Je voulais que cela se passe bien alors j’ai été réglo, sans me faire remarquer.

Le Samedi, je me suis levé tôt, pris mon bain. Je m’étais sapé chic et simple afin de ne pas en faire trop. J’avoue que j’avais le ventre noué parce qu’aucune fille ne m’avait troublé comme Eva savait le faire. Je ne vous ai pas dit qu’elle s’appelait ainsi. Ça se voyait qu’elle s’intéressait à moi mais d’une manière désintéressée et cela me poussait à vouloir la découvrir. Eva est arrivée à la maison avec sa daronne, il était dix heures quarante trois, je m’en rappelle bien parce que dès que j’ai entendu une voiture se garer j’ai regardé ma montre. Elles sont arrivées toutes les deux souriantes et toutes belles. Eva écoutait de la musique à fond. On s’est juste sourit mais d’un sourire complice. Tonton est descendu, on les attendait pour prendre le p‘tit déj. Apres avoir mangé, on est monté dans ma chambre et sa mère et Tonton sont restés dans le salon entrain de se rappeler de leurs bons moments quand ils étaient plus jeunes, et nous cela nous gênait d’entendre toutes leurs conneries, des trucs très louches. On est monté dans ma chambre et on s’est allongé pour discuter mais on n’avait pas grand-chose à se dire. Alors moi, tout comme à mon habitude, je menais les débats. Elle était à fond dans la discussion, elle s’y connaissait presque autant que moi. Elle me parla de ses envies les plus secrètes. Mais, je n’osais toujours pas me rapprocher d’elle, elle m’impressionnait vraiment. Mais, j’ai trouvé un prétexte pour sortir de la chambre, je suis allé chercher du jus dans le frigo et quand chui revenu, je me suis assis à coté d’elle attendant le moindre signe pour passer à l’acte. Avec un regard menaçant, je sentais qu'elle me mettait en garde, alors je me suis tenu à carreau. Je la regardais et de plus en plus, elle me plaisait cette fille. Tout d'une coup j'ai sorti ces mots de ma bouche, je crois que je lui ai dit « tu es belle ». Mais elle m'a répondu « arrête ton baratin, je connais ton genre » Moi, j’ai le don de retourner ce genre de situation à ma faveur. Je lui dis « Je sais que je n'ai pas du tout étais très correcte avec toi, la vérité, c'est que ne sais pas comment m'y prendre avec toi, tu m'impressionnes vraiment Eva, t’es toute belle, t’as tout ce qu’il faut pour faire craquer n’importe quel mec et tu les rends fous; je sais que ce n’est pas une excuse mais voilà tu me rends fou» Là, il y eut un moment de silence, elle ne dit rien pendant presque une minute et me dit «c’est juste que je ne m’y attendais pas, je te croyais comme les autres». « Je suis comme les autres, je suis pire même » je me suis dit au fond de moi. Je savais que ça ne lui avait pas déplu, je lui ai pris la main, histoire de me la jouer sérieux et romantique. Ses yeux brillaient, là elle avait baisser sa garde devant un prédateur comme moi. Elle était à ma merci. Elle m’a souri et m’a dit «il faudra faire beaucoup plus que ça si tu veux que je sois tienne, d'ailleurs je ne te fais pas confiance» Heuuuu, je ne savais pas quoi lui répondre, un silences'est installé et heureusement que la bonne est entrée pour me sortir de ce moment blanc. C’était l’heure du déj. Aucun de nous n’avait envie de descendre mais il le fallait, les parents nous attendaient. On est descendu manger et on est restés là bas avec tout le monde. On a discuté, les parents ont parlé avec nous pour que notre dispute à l’école ne se reproduise plus. Moi, je ne comprenais rien de ce qu’ils disaient, dans ma tête je repensais toujours aux derniers moments que je ne venais de passer avec Eva. Sa mère disait « ki sa djiguène la yako wara topato» (c’est ta sœur, c’est à toi veiller sur elle). Je répondais «oui oui». Dès qu’ils ont terminé, on est remonté et j’ai commencé à lui demander de sortir avec moi, c’était plus fort que moi, elle avait gagné mon esprit et mon cœur. Elle était catégorique parce qu’elle savait que je sortais avec Adja mais ne savait rien pour Sosso. Donc j’en avais déjà deux et je voulais qu’elle soit la troisième. Sosso, moi-même, je l’oublie parfois. Cela faisait un bail qu’on ne s’était pas vu. Elle avait décidé de me faire une surprise, de venir chez moi, le jour là même. J’étais avec Eva entrain de faire mon joli coeur lorsque Maï la bonne frappa à la porte, elle me demande de venir, j’ai failli l’insulter parce que j’étais en plein dans mon élan pour convaincre Eva. Mais, je me suis levé et elle m’a expliqué que Sosso est dans la maison. « Quoi ?» Elle me dit qu’elle était là depuis presque dix minutes et qu’elle l’avait fait monter dans la chambre de mon cousin située à l’autre partie de la maison. Elle avait eu cette intelligence. Je suis allé la voir, elle était entrain de discuter avec mon cousin de tout et de rien. Je suis venu, je l’ai prise dans mes bras et je suis resté avec elle. Avec le temps j’ai oublié Eva qui était dans l’autre chambre, qui après avoir attendu quelques minutes, est descendue au salon pour demander après moi et Tonton lui a indiqué la chambre de mon cousin. Cette fois, personne n’était là pour me prévenir, elle entre dans la chambre et trouve Sosso couchée sur moi. Eva, avec toute la classe que je lui connais, l’a salué et m’a dit «alors pendant que je t’attendais là haut, tu étais là». Je ne savais quoi dire alors je lui dis « pourtant je me levais là pour venir te chercher». Elle s’assoie et on discute de trucs de la vie mais Sosso n’arrêtait pas de mettre sa main sous mon shirt et ça me gênait tellement mais je ne pouvais lui demander d’arrêter. Et Eva même en eut marre, elle se leva pour se diriger vers le salon pour regarder la télé. Mauvaise surprise encore pour elle, sa mère et Tonton étaient là entrain de se rappeler physiquement de leurs bons vieux temps. Horrible !!! Tonton, je pense que j’ai hérité de ses gênes. Quelle mauvaise journée pour elle ! Elle est revenue en pleurant, je lui demande ce qu’il se passait, elle ne disait rien, elle pleurait toujours. Je l’ai amenée dans ma chambre et elle m’a dit «vous êtes tous pareils dans votre famille» Je suis sortie pour voir, ce que j’ai vu, jamais je ne le répéterai devant qui que ce soit, j’étais fier de Tonton mais c’était pas cool de me faire ça ! Je suis remonté pour consoler Eva et j’ai demandé à Sosso de rentrer parce que je devais aider Eva à faire un devoir. Sosso partit furieuse mais je m’en foutais carrément. J’ai demandé à Eva de se calmer et je lui ai donné mon épaule pour qu’elle se console. Elle m’a remercié de tout cela et cela nous a rapproché. Elle est restée beaucoup de temps dans ma chambre et on a juste parlé et rit sans dormir. Elle me pose beaucoup de questions sur ma vie amoureuse, sur Sosso, elle m’a fait comprendre qu’elle n’était pas le genre que je connaissais jusqu’à présent, elle s’intéressait à moi mais pour elle c’était hors de question de sortir avec moi parce que j’étais pas digne de foi. Je la supplie de me donner ma chance. Elle me proposa une chose. Là j’ai su qu’elle n’était pas saine d’esprit cette fille. Elle me « si tu veux, je te donne quinze jours, on sort ensemble pendant deux semaines pour que tu me prouves que t’es digne de moi ! Si au terme de ces quize jours, je suis satisfaite, on continue ! Sinon, non seulement on casse mais on s’adresse plus la parole, je te raille de ma vie. Es-tu prêt à prendre ce risque». « Heuuuuu » Je suis un homme de défi, moi et ce qu’elle ne sait pas, c’est que moi quand je n’obtiens pas ce que je veux, je le veux encore plus. Bien sûr que j’ai accepté sa proposition. Ces deux semaines feront partie des plus excitantes de ma vie. Où je vais sortir le grand jeu, le grand jeu pour la première fois juste pour elle.


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