Comment s’est terminée la colère du Papa de Nafi ? Chronique de Nafi (19, fin)

Comment s’est terminée la colère du Papa de Nafi ? Chronique de Nafi (19, fin)
lun. 23 août 2021, Chronique de Nafi, par Barbie

On avait quitté chez Prince et arrivé à la maison la colère de mon père ne s'estompait pas. Lui qui ne s'énerve jamais là je comprenais mieux pourquoi ! C'est vrai que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il saute de joie mais là c'était cent mille fois pire que ce que je pensais. Lui qui était si doux et si gentil d'habitude, il n’avait pas fini de m'en faire voir de toutes les couleurs. Il m'avait convoqué au salon avec Papi et écoutez bien ce qui m'attendais.

- Papa: Ta mère va essayer de se libérer et de venir, normalement elle me confirme ça demain. En attendant tu ne mets plus un pied dehors. Et je ne veux plus que tu vois Prince, ni personne d'autre d'ailleurs. Plus de visite, plus de sortie. Le médecin se chargera de t'appeler pour tes rendez-vous. J'ai déjà réglé le nécessaire jusqu'à l'accouchement et ton argent de poche ne changera pas mais ce sera à toi même de prendre soin de ton enfant. Tu continueras tes cours aussi si tu veux rester dans ma maison, sinon libre à toi de foutre le camp. Je ne faisais qu'écouter et sérieusement j'étais en cloque les amis, pas atteinte de la tuberculose, sérieux. Je ne pouvais plus voir mes amis et même Prince inclus. C'était quoi ce délire ? J'étais déjà enceinte alors pourquoi ne plus le voir ? Et puis comment j'irai en cours ? Mon ventre commençait déjà à prendre forme et mon accouchement était prévu pour juin. Et puis comment je vais m'occuper seule d'un bébé sans son père et je suis rien sans mes amis moi. Je ne pouvais pas accepter ça quand même. J'avais tort oui mais fallait pas abuser non plus. J'étais assez punie comme ça. - Moi: Je n'irai pas en cour papa. Je ne peux pas. Je serai la bête de foire de tout le monde et ça je ne peux pas. - Papa: On verra bien qui commande dans cette maison. Et puis ton téléphone tu me le donnes. - Moi: Mais pourquoi au juste ? - Papa: Donne moi ce foutu téléphone Nafi. « Wouyaye » la gifle allait suivre si je ne lui donnais pas. Je le lui ai tendu mais bon il oubliait que j'en avais un autre, pfff. En plus mon ordi était là. Sur le coup je commençais même à lui en vouloir. Je comprenais qu'il soit en colère mais la pitié elle était où dans tout ça ? C'était mon papa à moi quand même et il ne pouvait pas tant me détester. Est ce qu'il aimerait même mon bébé dans ces conditions là. J'allais avoir un petit ange qui m'appellerait "MAMAN" ! Trop tôt c'est vrai mais quand même il y a quoi de plus beau que ça ? C'était mon destin. Et je l'aimerai comme mes parents m'ont couvert d'amour. Je me sentais déjà maman d'ailleurs. Et là c'en était vraiment trop. Fallait que je lui parle. - Moi: Ecoute papa et Papi toi aussi s'il te plaît. Je sais que je vous ai énormément déçue. Je sais aussi vous vous attendiez à tout sauf ça. Malheureusement le mal est déjà fait et que je le veuille ou non je vais être mère. Tu nous a bien éduqué papa, avec des principes oui, avec amour, tendresse et tout dans la joie. Jamais on a manqué de quelque chose, et jamais je n'ai envié quelqu'un pour quoi que ce soit. Tu m'as appris à bien me comporter, tu m'as appris à me conduire comme toute personne digne. Ton boulot de papa tu l'as fait sans faute ... (Il voulait me couper la parole mais je l'ai supplié de me laisser parler). Ce que je veux dire c'est que t'es le meilleur des pères et à aucun moment tu ne nous as laissés tomber. Ta mission tu n'y as pas failli une seconde et je sais que tu dis que tout ça est de ta faute mais c'est mon destin et ça personne n'y peux rien. Je vais avoir ce bébé et je l'aimerai comme toi tu m'as aimée, comme toi tu m'as éduquée, comme toi tu as pris soin de moi. Je t'ai déçue une fois et je n'irai pas en cours cette année aussi mais je te promets que tous les projets que tu as pour moi verront le jour. Ça je te le jure. Tout ce que je peux faire là c'est te demander pardon et je le fais à genoux parce que jamais je ne me pardonnerai d'avoir fait coulé tes larmes ni de voir cette tristesse dans tes yeux par ma faute mais je peux te promettre qu'un jour je te ferai oublier tout ça papa. Je t'aime. Il ne m'avait même pas répondu et avait jeté mon téléphone en partant. Mais j'avais bien fait. Mon père nous avait éduqués de telle sorte qu'on ne refoule jamais nos émotions. Qu'on dise toujours ce qu'on pense que ça blesse ou pas. Il voulait qu'on soit des personnes intègres, honnêtes et qui le rendrait plus fier que tout et malgré cette grossesse je continuais à penser que ce n'était pas trop tard. Qu'il n'y avait pas à perdre espoir. Ce serait dure certes mais gérable. On verra bien en temps voulu. - Papi: Je suis là pour toi Princesse même si je ne suis pas d'accord avec ce que tu as fait. La seule chose qui me rend fier de toi en ce moment c'est que t'assumes. Ma petite sœur est une battante et je t'aimerai toujours moi. Lui (papa), ça va vite lui passer et tu verras, ça lui passera. Maintenant vas te reposer mon neveu doit être fatigué après cette journée. - Moi: Ton neveu ? - Papi: Oui ce sera un garçon. - Moi: Non pas du tout. Une fille plutôt. Je le sens. - Papi: On parie ? 100 balles que c'est un garçon - Moi: OK c'est bon, 100. Je t'aime Papi et merci. Au fait où est Fama ? - Papi: Elle est partie ce matin chez sa mère mais elle rentre tout à l'heure. - Moi: OK, OK. Je vais me reposer. Je suis montée et dés que je suis rentrée dans ma chambre j'ai appelé Prince. Il était anéanti le pauvre. Il se disait que tout ce qui s'était passé était de sa faute mais moi je ne lui en voulais pas. Bien au contraire ce bébé était la seule chose qui me consolait, qui me faisait sourire. Je nous imaginais déjà tous les 3 ensembles formant une belle famille. Je l'avais consolé mais l’interdiction de nous voir était toujours là. Et pareil pour Joséphine, mais ça c'était mal nous connaître. On se parlait régulièrement au téléphone et avec Prince on ne ratait pas une minute pour se parler. Maman devait arriver en fin de semaine et elle, c'était vraiment un problème pour moi. Quant à papa je ne l'avais pas vu depuis notre dernière discussion. Papi et Fama s'occupaient bien de moi et, a ce qu’il parait papa prenait chaque jour de mes nouvelles. Le jour ou maman devait arriver était déjà arrivé et j'avoue que j'avais vraiment peur quand même. Je ne savais pas du tout comment elle le prendrait ; même si elle est assez ouverte d'esprit je sentais que j'allais payer cher ce voyage. Je ne suis pas partie la chercher à l'aéroport parce que je n’avais toujours pas le droit de sortir et personne n'a cru bon de l'informer avant qu'elle n'arrive. Je me rappelle juste qu'à un moment la porte de ma chambre s'est ouverte brusquement avec maman qui criait « surpriiise » mon bébé. Mais j'ai juste pleuré en la voyant surtout que j'avais une petite serviette à la taille et que j'enduisais mon ventre d'huile pour éviter les vergetures à cause de la grossesse. - Maman: Oh Mon DIEU ! Tu n'es pas enceinte ma puce. - Moi: ... (je ne sortais pas un mot) - Maman: Ce n’est pas vrai ma Princesse comment c'est possible. - Moi: Pardon maman, je suis désolé je te jure. Maman: Mais non sèche tes larmes trésor ! Pourquoi tu pleures ? C'est rien ça ? Tu vas être maman c'est tout. Attendez, vous n’êtes pas surpris vous ? Vous vous attendiez à ça ?


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