Comment a réagi le père de Nafi face à la grossesse de sa fille ? Chronique de Nafi (17)

mar. 17 août 2021, Chronique de Nafi, par Barbie

Mon père me regardait d’un air stupéfait ! C’est comme si on venait de lui mettre une baffe. J’ai cru que mon heure avait sonné. Sa colère se voyait, se sentait.

- Papa : Tu es quoi ? Moi qui ne sortais pas un seul mot. Je le regardais avec les yeux remplis de larmes. - Papa : (Il criait maintenant) Tu es quoi j’ai di Nafissatou ? Tu as dit que tu es quoi ? - Moi : Je suis enceinte papa. Alors là la gifle je ne l’ai même pas vu venir. Il m’avait frappé si fort que ma bouche saignait et mes oreilles bourdonnaient. - Papa : Comment tu as pu ? Comment tu as osé me faire ça à moi ? - Moi : Je suis désolée papa. Pardonne-moi ! - Papa : Tu n’es qu’une imbécile. Moi qui te faisais confiance. Je n’aurai jamais cru sa de toi Nafi. Tu me déçois énormément. Mon père pleurait. Ses larmes coulaient. Et par ma faute. Mon Dieu cette partie est la plus dure de cette chronique je crois. Il me regardait avec de la haine. Du dégout on aurait dit. Il avait l’air anéanti le pauvre. C’est comme si je recevais un poignard direct en plein cœur. Mon père, l’amour de ma vie, il pleurait par ma faute. Il était si déçu. J’aurai préféré mourir que de vivre une telle situation. - Moi : Papa, c’était une erreur. Jamais je n’aurais voulu ça. Jamais je ne t’aurai fait de mal. Je t’en supplie pardonne moi papa. - Papa : Dégage ! Je ne veux plus te voir. Dégage d’ici plus vite que ça. - Moi : Papa s’il te plaît pardonne moi. - Papa : Hors de ma vue. Mais j’allais où ? S’il me sortait de la maison j’irais où ? Je connais personne moi. Je n’ai que lui. Je montais dans ma chambre et il me stoppa net. - Papa : C’est qui ? - Moi : Quoi papa ? - Papa : Tu es enceinte de qui ? - Moi : De Prince papa. Papa : En plus. Je vous fais confiance et c’est ça que j’ai en retour. Le fils de mon amie. Nafi, tu me fais honte. Tu étais ma fierté, mon espoir. Pourquoi t’as fait ça ? - Moi : C’était un accident papa ! Ce que je venais de dire l’avais vraiment mis en colère. - Papa : Un accident ? Il t’a violé ? Tu ne voulais pas ? Vous sortiez ensemble ? - Moi : Non papa. Je l’aime et il ne m’a forcé à rien. Ce n’était pas fait exprès c’est tout. - Papa : Casse-toi s’il te plaît. Je ne veux plus te voir. - Moi : Mais je vais où papa ? - Papa : Dans ta chambre j’ai dit et tu n’y sors plus pauvre imbécile. Tu n’es qu’une pute en fin de compte. Ces mots m’ont tuée. Mon père venait de me traiter de « pute », vous vous imaginez. C’était la fin du monde pour moi. Jamais je n’aurai cru entendre ça de lui. Je courais vers ma chambre et je me suis enfermée. Pour moi c’était fini, je venais de tout perdre. Le seul homme qui m’aurait tout donné, tout fait pour moi. Le seul qui m’aimait sans conditions, sans contraintes. Je me sentais vraiment seule au monde. Je me suis levée pour ranger mes affaires sans même savoir ou je devais aller. Je ne savais pas quoi faire ni qui appeler. Je ne voulais pas parler à Prince parce que je ne sais pour quelle raison je le détestais plus que tout à ce moment-là. J’avais assez d’argent sur moi je pourrai me trouver une chambre d’hôtel le temps d’avoir les idées plus claires. J’avais pris le nécessaire et quand j’ai ouvert ma porte, Papi était là. - Papi : Alors t’es enceinte c’est sa ? - Moi : Je suis désolée Papi. Je n’ai pas fait exprès. - Papi : Putain de merde. Dans quelle merde tu t’es fourrée Fina ? Et tu n’as même pas pensé à m’en parler ? - Moi : J’avais peur Papi. C’est tout. - Papi : Et tu vas où comme ça ? - Moi : Papa veut que je m’en aille ! - Papi : Mais où ? - Moi : Je ne sais pas moi. (Je descendais et mon père était assis au salon sur la table) Il me fixait descendre avec mon sac) - Papa : Et tu comptes aller où comme ça ? - Moi : Je ne sais pas. Tu m’as dit de m’en aller ! - Papa : Tu crois que je vais te laisser sortir de cette maison et me foutre la honte dans tout le pays. Papi tu vois ce que ta sœur nous fait ? Elle a trahi notre confiance. A 17 ans tu es enceinte ? Et après ? A 20 ans on aura une garderie peut être ? - Papi : Remonte tout de suite toi. Je suis remontée en courant dans ma chambre. Je ne sais même pas depuis combien de temps je pleurais. Je n’avais plus de larmes et je me sentais mal. Mes larmes ne coulaient même plus. Tout à coup j’avais l’impression qu’on défonçait ma porte. Mon père criait. - Papa : Ouvre cette porte. Ouvre vite cette porte imbécile. Dépêche-toi. Quand j’ai ouvert, comment il m’a tiré ! Il déballait les escaliers avec moi. J’avais peur mon Dieu. Il m’emmenait où ? A votre avis ?


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